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Marché : Silvio berlusconi promet l'équilibre budgétaire dès 2013

Silvio berlusconi promet l'équilibre budgétaire dès 2013Silvio berlusconi promet l'équilibre budgétaire dès 2013

par James Mackenzie et Gavin Jones

ROME (Reuters) - Silvio Berlusconi a accepté vendredi d'accélérer des mesures visant à assainir les finances publiques italiennes au terme d'une journée d'intenses échanges téléphoniques avec des partenaires internationaux alarmés par une nouvelle plongée des Bourses mondiales.

Le président du Conseil italien, dont la dette focalise désormais l'attention des marchés, a annoncé une accélération des mesures d'austérité afin de parvenir à un budget à l'équilibre en 2013, avec un an d'avance sur le calendrier convenu il y a un mois.

Silvio Berlusconi, qui s'est exprimé devant la presse flanqué de son ministre de l'Economie Giulio Tremonti, a aussi promis l'instauration d'un principe d'équilibre budgétaire dans la Constitution et des mesures fiscales, qu'il n'a pas détaillées.

"Il y a une attention très focalisée de la spéculation internationale à notre égard que nous nous efforçons de contrer", a déclaré le président du Conseil italien.

L'Italie est sous le feu nourri des marchés en raison de sa faible croissance et de son taux d'endettement qui représente 120% de son produit intérieur brut (PIB), soit le deuxième plus fort ratio de la zone euro derrière la Grèce (160%).

Le pays a approuvé début juillet un plan d'économies de 48 milliards d'euros visant à éponger le déficit en 2014, mais ce dernier n'a pas convaincu les marchés, qui ont relevé que la plupart des mesures n'entreraient en vigueur qu'en 2013, après les prochaines élections législatives, et qu'elles n'aideront pas à stimuler la croissance.

RÉFORME DU MARCHE DU TRAVAIL

"Nous avons décidé d'avancer les mesures de notre programme d'austérité, il n'y aura pas de mesures supplémentaires ou de nouvelles mesures", a déclaré Giulio Tremonti. "Il n'est pas question de changer le plan, il est question de l'avancer d'un an parce qu'en un mois, on dirait que le monde a changé."

Le ministre italien de l'Economie a également promis une réforme du marché du travail à négocier avec les partenaires sociaux, afin de favoriser la croissance.

Les places financières traversent une forte zone de turbulences depuis deux semaines par crainte de voir l'Italie et l'Espagne, troisième et quatrième économies de la zone euro, s'enfoncer à leur tour dans la crise de la dette.

Les marchés regrettent que la Banque centrale européenne n'ait pas racheté des obligations italiennes, afin de peser sur leurs rendements en forte hausse, mais la BCE a fait savoir qu'elle serait prête à racheter du "papier" italien si Rome s'engageait à mettre en place des réformes budgétaires précises.

Les dirigeants européens ont multiplié les contacts vendredi face à cet accès de fièvre des marchés.

Silvio Berlusconi a indiqué avoir évoqué au téléphone avec le président français Nicolas Sarkozy la possibilité d'avancer une réunion des ministres des Finances du G7.

Le président du Conseil italien s'est également entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président du gouvernement espagnol José Luis Zapatero, le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner, et prévoyait d'appeler dans la soirée le président américain Barack Obama.

Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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