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Marché : Repli de l'euro, derniers ajustements avant la bce

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(CercleFinance.com) - La monnaie unique européenne a perdu plus d'un centime par rapport au plus haut atteint hier en séance, mais semble avoir rebondi ce midi sur les 1,25 dollar. Vers 13 heures 15, l'euro recule de 0,25% face au billet vert à 1,2537 dollar, à comparer avec un sommet qui la veille se situait vers 1,2630 dollar. Notons cependant que le point bas de cette séance se situe à 1,2502.

Face au yen, l'euro cède 0,17% à 98,47, et 0,19% contre le sterling à 0,7902, quand il s'échangeait 1,2014 franc suisse pour un euro (+ 0,03%).

“A la veille de la réunion mensuelle de la BCE, les spéculations vont bon train sur les décisions qui seront prises par Mario Draghi. Les rencontres politiques se succèdent : la tournée diplomatique de François Hollande fait une halte aujourd'hui à Paris en compagnie du président de l'UE, Herman Van Rompuy. Est-ce pour autant que les choses évoluent ? Réponse demain”, commentaient ce matin les analystes du bureau d'études parisien NFinance.

D'une manière générale et à mesure que la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE approche, les cambistes semblent abaisser le niveau de leurs anticipations, très optimistes il y a encore quelques semaines. “Les investisseurs attendent beaucoup de la réunion des banquiers centraux et fondent tous leurs espoirs sur de nouvelles mesures monétaires qui pourraient être prises pour affaiblir la crise européenne. Cependant, il y a un risque de déception à prendre en compte et l'euro pourrait subir une correction à la suite du meeting”, préviennent d'ailleurs les spécialistes de Saxo Bank.

Hier soir, un grand bureau d'études parisien a fait le point sur ce qu'il attend de la réunion de la BCE, demain 6 septembre : “Mario Draghi ne sera pas en position, jeudi prochain, de préciser tous les détails du nouveau mécanisme d'achat de dette publique par la BCE. Concernant les niveaux d'intervention (taux/spreads), l'ambiguïté est préférable à une complète transparence. (...) Il y a beaucoup à perdre dans cet exercice de communication de haute voltige. Reste que Mario Draghi peut entretenir l'espoir qu'il a lui-même fait naître en juillet s'il confirme qu'il n'y a pas d'obstacles juridiques ou techniques à ces achats, et s'il clarifie le problème de la subordination des créanciers privés.'

Bref, ceux qui s'attendaient à ce que la BCE concrétise dès demain les opérations non conventionnelles évoquées par son président au creux de l'été risquent d'en être pour leurs frais.

L'analyste estime que cependant que la banque centrale de Francfort pourrait abaisser ses taux directeurs : “la zone euro est bien installée dans la récession sans espoir d'en sortir avant l'année prochaine et l'inflation n'est pas une menace. Assouplir les conditions monétaires et oeuvrer à la stabilité financière sont la meilleure contribution que la BCE peut faire pour aider l'économie réelle”, estime-t-il.

Chez Saxo Banque, on rappelle erncore que l'actualité politique européenne est également chargée, parallèlement à celle des banques centrales : “l'agenda diplomatique sera marqué par la rencontre aujourd'hui entre le président de la République française François Hollande et le président de l'UE Herman Van Rompuy. Hier soir, le président français a apporté son soutien à Mario Monti concernant le bouclier anti-spread qui devrait enrayer la hausse des taux, et le rachat de titres sur le marché secondaire par la BCE”.

Outre l'ajustement des attentes vis-à-vis de la BCE, les nouvelles statistiques de la matinée ne sont pas non plus encourageantes. Selon Markit, l'activité dans le secteur privé s'est contractée en août pour le 7ème mois consécutif dans la zone euro. Son indice PMI final composite de l'activité globale se replie de 46,5 en juillet à 46,3, en dessous de son estimation flash (46,6).

L'activité globale diminue dans presque tous les pays couverts par l'enquête, à l'exception de l'Irlande. L'Espagne et l'Italie enregistrent de nouveau les replis les plus sévères tandis que les faibles contractions des économies française et allemande se prolongent.

'Les forts replis des nouvelles affaires, conjugués à de nouvelles baisses d'effectifs, ne laissent que peu d'espoir quant à une amélioration viable de la conjoncture économique à court terme', commente Rob Dobson, économiste à Markit.

Du côté des Etats-Unis, on attend début d'après-midi l'évolution de la productivité de l'économie au 2ème trimestre, en seconde estimation. Les analystes tablent en moyenne sur une légère révision en hausse, à un peu moins de +2% en rythme annualisé.

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