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Marché : Réaction modérée des marchés à la menace de s&p sur la zone euro

Réaction modérée des marchés à la menace de s&p sur la zone euroRéaction modérée des marchés à la menace de s&p sur la zone euro

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - Les marchés financiers, où l'appétit pour le risque refait surface depuis la semaine dernière, ont réagi modérément à la décision de Standard & Poor's de mettre sous surveillance négative les notes de 15 pays de la zone euro, dont les six pays "AAA" où figurent la France et l'Allemagne.

La plupart des Bourses de la zone euro réduisaient en milieu de matinée leurs pertes initiales, y compris Francfort, mais la Bourse allemande sous-performe, le 'triple A' de l'Allemagne étant menacé pour la première fois par une agence de notation.

Vers 10h50, l'indice CAC 40 reculait de 0,6% à 3.182,04 points, le DAX allemand perdait 1,1% et la Bourse de Milan 0,77%. Hors zone euro, Londres cédait 0,2%.

Sur le marché obligataire, la tension est contenue, le rendement du Bund allemand à 10 ans, référence de la zone euro, prenant 5 points de base à 2,26%. La prime ou écart de rendement (spread) entre le Bund à 10 ans et l'emprunt d'Etat italien de même maturité s'écarte de 36 points à 414 pdb et de 8 pdb à 99 avec l'OAT française.

La pression est modérée également sur l'euro qui s'échange autour de 1,3374 dollar contre 1,3401 lundi soir.

Les intervenants de marché, comme d'ailleurs S&P, disent attendre l'issue du sommet européen de vendredi au cours duquel la chancelière allemande Angela Merkel et le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy soumettront à leurs partenaires leur projet de résolution de la crise de la dette de la zone euro.

"Nous continuons à penser que les flux sur le risque vont continuer jusqu'au sommet. D'ici là, les spreads devraient se resserrer entre les 'périphériques' et les Bunds", estime Vincent Chaigneau, responsable de la stratégie taux chez Société générale.

Un sentiment que partagent les analystes de Commerzbank qui voient dans la décision de S&P "un potentiel de baisse limitée".

Ils ajoutent que la dégradation de la France et de l'Allemagne en dessous de AAA remettrait en cause la capacité du Fonds européen de stabilité financière (FESF) d'emprunter en AAA.

"Une dégradation d'un certain nombre de pays AAA conduirait à la dégradation du FESF", disent les analystes de Barclays Capital, en ajoutant que les agences publiques et autres émetteurs de dette quasi souverains, garantis par les Etats AAA, perdront cette note mécaniquement.

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