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Marché : "préoccupé" par les marchés, monti appelle à l'unité italienne

ROME (Reuters) - Le président du Conseil italien, Mario Monti, a rencontré mardi les chefs des partis politiques le soutenant au Parlement et leur a demandé de lui apporter un appui unifié pour aider l'Italie à sortir de la bourrasque sur les marchés.

Dans un communiqué, Monti se dit "préoccupé par la situation d'urgence" sur les marchés financiers et dit avoir déclaré aux responsables des partis que la "cohésion" était nécessaire pour "surmonter la situation critique et offrir une image d'unité à l'étranger".

La troisième puissance économique de la zone euro est de nouveau dans le collimateur des marchés. Les taux auxquelles elle se finance ont bondi depuis l'accord sur les banques espagnoles trouvé ce week-end par les ministres des Finances de la zone euro, qui ont débloqué une ligne de crédit de 100 milliards d'euros.

Après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, l'Espagne est devenu le quatrième pays de la zone euro à faire appel à l'aide financière de ses partenaires. Et les spéculations vont bon train sur le fait que l'Italie pourrait être le prochain sur la liste.

Invité de la télévision allemande ARD, Mario Monti a déclaré que l'Italie n'aurait pas besoin de demander une assistance financière. Mais les taux sur les emprunts italiens à dix ans sont remontés mardi à 6,3%, du jamais vu depuis janvier.

La popularité de Mario Monti est elle sur une trajectoire inverse, et le chef du gouvernement, qui a succédé sans élections à Silvio Berlusconi en novembre dernier, est de plus en plus critiqué par les partis de la coalition qui le soutient au Parlement. Au point que plusieurs dirigeants du Parti démocrate (PD, centre gauche) et de Peuple de la liberté (PDL, le parti de Berlusconi) ont récemment appelé à la tenue d'élections législatives anticipées dès cette année.

Nombre d'économistes jugent que l'ancien commissaire européen n'a plus le crédit dont il disposait à son arrivée au palais Chigi, et que sa capacité à engager des réformes a été atteinte.

Selon le communiqué diffusé par les services de Mario Monti, le patron du PD, Pier Luigi Bersani, le chef de fil du PDL, Angelino Alfano, et le dirigeant du petit parti centriste UDC, Pier Ferdinando Casini, ont tous trois promis un "soutien entier" aux projets gouvernementaux actuellement en débat au parlement.

Cette profession de loyauté sera mise à l'épreuve dès ce mercredi, avec trois vote de confiance engagés par le gouvernement sur des projets anti-corruption.

Gavin Jones; Henri-Pierre André pour le service français

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