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Marché : Pourquoi, tous les 3 mois, le CAC 40 s'agite plus le jeudi et le vendredi

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(Tradingsat.com) - A la fin de chaque trimestre, les jeudis et vendredis sont éprouvants pour bon nombre d’analystes, de stratèges et d'investisseurs. Les sociétés cotées inondent le marché de publications qu'il faut décortiquer. Ne pourrait-on pas faire autrement? Eh bien, pas vraiment.

Trimestriels… semestriels… bénéfice net, brut ou d’exploitation… chiffres d’affaires… EBITDA… prévisions chiffrées… les dernières journées de chaque trimestre à la bourse sont le théâtre d’un véritable déluge de publication.

Particulièrement les jeudis et vendredis, où le nombre de publications d’entreprises (uniquement si on regarde les plus importantes) peuvent allégrement dépasser la vingtaine par jour à la Bourse de Paris.

Des centaines des publications à analyser par jour

Si on ajoute les résultats des seules grandes capitalisations continentales, représentées dans les grands indices paneuropéens, on arrive facilement au double. Sans compter tout ce qui tombe en même temps du côté de Wall Street. A la fin de la journée, les boursiers auront dû décortiquer, analyser et arbitrer sur les marchés une bonne centaine de types de données d’entreprises.

Une surcharge de données qui fait grimper les volumes d’échanges, accroît un peu la volatilité (les variations un peu brusques de cours) et la tension nerveuse des investisseurs tout simplement. Investisseurs qui souvent se posent une question légitime:ne pourrait-on pas s’y prendre autrement?

Fatalité calendaire

Malheureusement pour eux, la publication des résultats d’entreprise est dictée par les statuts de chacune. Et la majorité d’entre elles, compte tenu de la réglementation boursière, est bien obligée de publier ses chiffres audités avant les assemblées générales, et aux termes de périodes trimestrielles conventionnelles.

Et généralement tout arrive en même temps, à des dates comparables chaque année, car fixées un peu par l’historique de chaque entreprise. Une fatalité calendaire, à laquelle la bourse s’est faite, mais dont elle souffre parfois.

"Alléger" la communication financière, fausse bonne idée?

Malgré plusieurs tentatives et réflexions des autorités boursières et financières à ce sujet, difficile de faire autrement, à moins de revenir peut-être sur la périodicité des publications.

Certains boursiers s’étaient demandé si des publications semestrielles, donc deux fois par an, ne seraient pas suffisantes pour alimenter les décisions d’investissement. Ce qui pourrait être aussi éventuellement une source d’économies pour beaucoup d’entreprises, économie de temps et de moyens pour mobiliser des milliers de personnes travaillant à la comptabilité, l’audit, la mise en forme générale de ce grand exercice de communication.

L’obstacle de l’harmonisation

En outre, selon d’autres investisseurs, ça pourrait réduire à la marge la volatilité boursière, un rendez-vous comptable de moins étant une source d’agitation boursière de moins également.

Mais un éventuel processus d’harmonisation à l’échelon européen paraît très difficile à imaginer, encore plus à l’échelon mondial, dans le sens où les autorités boursières doivent veiller à ce que le cadre réglementaire des marchés financiers doivent garantir que les normes soient les mêmes partout en matière de publications.

Nécessité de transparence

De plus les nouvelles normes comptables et les initiatives en cours en termes de transparence financière, empêcheront mathématiquement que les entreprises deviennent "moins transparentes", en se livrant moins périodiquement à l’exercice des publications de résultats.

C’est donc avec résignation que les analystes, traders et boursiers continueront à attendre avec fébrilité les derniers jeudis et vendredis de chaque trimestre… en gardant en plus à l’esprit que tout cela risque d’entrer en collision avec les rendus de décision des grandes banques centrales sur leurs taux directeurs et leurs commentaires de politiques monétaires, qui interviennent toujours en fin de semaine !

L’éternel casse-tête des fins de trimestre à la bourse risque donc bien de rester… éternel.

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