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Marché : Pas de plan de recapitalisation bancaire en france, dit noyer

Pas de plan de recapitalisation bancaire en france, dit noyerPas de plan de recapitalisation bancaire en france, dit noyer

PARIS (Reuters) - Il n'y a pas aujourd'hui de plan de recapitalisation des banques françaises et elles n'en ont pas besoin, déclare le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, dans un entretien au Journal du Dimanche.

En cas d'événement extraordinaire, le mécanisme public de soutien utilisé en France en 2008 est en place, poursuit Christian Noyer, qui est membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).

Plusieurs grandes banques dans le monde, dont les grands établissements français, ont vu leur valeur boursière fondre ces dernières semaines, à mesure que croissaient les craintes d'aggravation de la crise des dettes publiques dans la zone euro.

"Il n'y a aucun plan. Et d'ailleurs nous n'en avons pas besoin", déclare Christian Noyer, interrogé sur un éventuel mécanisme de soutien examiné par les autorités françaises.

"La seule chose qui existe est le mécanisme de 2008 d'une société publique qui peut souscrire des titres au capital des banques si elles en expriment le besoin", poursuit-il.

"Donc s'il y avait un événement extraordinaire, ce mécanisme est en place."

Pour faire face à la crise financière consécutive à la chute de la banque américaine Lehman Brothers, l'Etat français a mis sur pied à l'automne 2008 un plan d'aide au secteur bancaire en mobilisant une enveloppe de 360 milliards d'euros, dont 40 milliards pour renforcer les fonds propres et 320 milliards pour aider les banques à se refinancer via la Société de financement de l'économie française (Sfef).

Christian Noyer ajoute qu'il a demandé aux banques d'accélérer le mouvement de renforcement de leurs fonds propres par rapport au calendrier de Bâle III, l'accord international visant à rendre les banques plus résistantes. "Elles seront prêtes dès 2013", dit-il.

Les banques françaises "sont très solides", répète le gouverneur de la Banque de France, "aucune ne cache d'actifs toxiques".

"Nous savons qu'elles peuvent faire face au risque grec avec moins d'un semestre de bénéfices", poursuit-il. "Pour d'autres pays comme l'Italie, le risque me paraît totalement exclu."

Jean-Baptiste Vey

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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