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Marché : Pas d'enthousiasme des changes après l'eurogroupe

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(CercleFinance.com) - L'indécision dominait sur le marché des changes ce mardi midi. Si l'euro restait stable (0,00%) face au dollar à 1,2314 dollar, il est cependant parvenu à se reprendre par rapport aux 1,2281 touchés en matinée.

Chez Barclays Bourse, on rappelle ce matin que “l'Eurogroupe (...) a finalement réussi à mettre au point un plan d'aide à l'Espagne, un premier versement d'un montant de 30 milliards d'euros devrait être effectué d'ici la fin du mois”. Cette décision devrait être avalisée lors de la prochaine réunion des grands argentiers européens, le 20 juillet.

Cette tranche d'aide devrait permettre d'attendre l'intervention directe du MES, qui ne devrait pas avoir lieu avant septembre. Notons aussi que les pays européens ont aussi accordé un an de plus à l'Espagne, soit jusqu'en 2014, pour ramener son déficit public sous les 3%.

Certes, le rendement à 10 ans des emprunts d'Etat espagnols à 10 ans est repassé sous la barre des 7% à cette heure, à 6,85%. Mais il tend de nouveau à dépasser cette barre symbolique souvent considérée comme celle à partir de laquelle les Etats perdent le contrôle de leurs finances publiques. Du moins, il ne s'en éloigne guère. Un intervenant déplore que les mesures d'aide à l'Espagne manquent encore de clarté. “La monnaie unique reste sous pression tant la situation au sein de la zone euro semble fragile et indécise“, commente Saxo Bank.

Sévère, un autre cambiste jugeait même que 'l'Union européenne a réalisé qu'il serait impossible à l'Espagne de reprendre le contrôle de son économie cette année, et le pays ne pourra donc pas tenir les engagements qu'il avait pris'. A propos du report d'un an ci-dessus évoqué, il s'interroge : 'sera-ce la dernière fois ?”

En trois mois, l'euro aura perdu près de 6% de sa valeur contre le billet vert. Chez Aurel BGC, on estime cependant que les deux grandes devises de l'Atlantique Nord se livrent à une sorte de concours de faiblesse. “La 'bataille' des éléments négatifs entre les deux devises se poursuit. Le président de la BCE, Mario Draghi, n'a pas fermé la porte à de nouvelles baisses de taux dans la zone euro. Mais cette annonce, à priori, négative pour l'euro, a été analysée comme un facteur de soutien à la croissance en Europe”, indiquent les analystes, ce qui plaiderait donc in fine pour revigorer la croissance européenne..

“Toutefois, au niveau du dollar, une intervention du Fed est attendue. Les économistes évaluent à 70% la probabilité d'un 'QE3'”, rapporte Aurel BGC en citant un sondage effectué vendredi par les agences de presse, un évènement potentiellement dilutif de nature à peser sur le dollar.

'De chaque côté de l'Atlantique, des signes de ralentissement conjoncturel ont continué de se manifester en juin', abondent les analystes de Pictet & Cie.

La tendance n'était pas plus significative face au yen (- 0,07% à 97,87), au sterling britannique (0% à 0,7932) et le franc suisse (+ 0,01% à 1,2010).

Peu fourni, l'agenda statistique de la matinée comportait la production industrielle de la France qui, en mai, s'est contractée de 1,9% après une hausse de 1,4% en avril, selon des données corrigées des variations saisonnières publiées mardi par l'Insee. La production de l'industrie manufacturière s'inscrit quant à elle en baisse de 1% d'un mois sur l'autre, après s'être déjà repliée de 0,9% au mois d'avril.

Aucune donnée économique d'importance n'est attendue des Etats-unis cet après-midi.

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