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Marché : Paris redit sa confiance dans la solidité des banques

Paris redit sa confiance dans la solidité des banquesParis redit sa confiance dans la solidité des banques

PARIS (Reuters) - Les banques françaises sont solides et n'ont de problème ni de solvabilité ni de liquidité, ont répété jeudi le ministre français des Finances, François Baroin, et la porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse.

Les grandes banques françaises ont vu leur valeur boursière fondre ces dernières semaines, en raison notamment de la crainte des effets de la crise persistante des dettes dans la zone euro.

"Nos banques sont solides", a dit Valérie Pécresse, qui est également ministre du Budget, sur LCI. "Il n'y a aucun problème ni de solvabilité ni de liquidité des banques françaises."

Elle a estimé que la fébrilité des marchés financiers à cet égard avait "une part d'irrationnel".

François Baroin a dit sur France Info que "les banques n'ont pas besoin d'être recapitalisés - donc pas de débat superflu - et n'ont pas non plus de difficulté d'accès à la liquidité", les banquiers centraux ayant dit vendredi au G7 de Marseille qu'ils fourniraient les liquidités nécessaires s'il le fallait.

"Il faut être en confiance", a ajouté François Baroin.

"Ce qui se passe actuellement sur les marchés les poussent à accélérer ce qu'on appelle (les règles du) Comité de Bâle, qui est un rendez-vous d'obligations supplémentaires d'avoir des fonds propres par rapport à leur bilan qui soient plus élevés. Elles l'ont annoncé, elles le font."

L'exposition des banques françaises à la Grèce est de 8 milliards d'euros, alors que leurs bénéfices au premier semestre ont été de 11 milliards, a souligné le ministre des Finances.

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a estimé cette semaine que les banques françaises étaient capables de "traverser une crise sévère". Il a d'autre part précisé que ces banques avaient plus de 200 milliards d'euros de collatéral déposés à la Banque de France et non utilisés.

De hauts responsables financiers européens exhortent néanmoins les ministres du continent à renforcer le capital des banques, tout en prévenant qu'une "crise systémique" de la dette souveraine affecte les établissements bancaires et fait planer la menace d'une nouvelle crise du crédit.

Dans des documents préparés par ces responsables en vue de la réunion Ecofin des 16 et 17 septembre, que Reuters a pu consulter, il est fait mention d'un "risque de cercle vicieux entre la dette souveraine, le financement des banques et la croissance négative", qui pourra provoquer un gel du crédit.

Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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