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Marché : Paris prendra sa décision sur une taxe tobin d'ici fin janvier

Paris prendra sa décision sur une taxe tobin d'ici fin janvierParis prendra sa décision sur une taxe tobin d'ici fin janvier

PARIS/BERLIN (Reuters) - La France "donnera l'exemple" en prenant d'ici fin janvier des décisions sur une taxe sur les transactions financières, avec ou sans l'Allemagne, a déclaré vendredi le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino.

Mais à Berlin, la chancellerie fédérale a souligné que la position allemande était inchangée, l'objectif étant de chercher un accord de l'ensemble de l'Union européenne.

Le nouveau président du Conseil italien, Mario Monti, qui vient de se rallier au principe de cette taxe, a lui aussi insisté à Paris sur la nécessité d'éviter des initiatives "en solitaire" des Etats concernés.

Le sujet devrait être au menu de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel prévue lundi à Berlin et du Conseil européen programmé le 30 janvier à Bruxelles.

"Des décisions seront prises avant la fin du mois de janvier pour ce qui concerne la France. On attend aussi une décision de Bruxelles", a déclaré Henri Guaino sur RMC. "La France donnera l'exemple sur ce sujet. On verra les modalités."

"C'est mieux s'il y a l'Allemagne, moi j'espère qu'on le fera avec l'Allemagne, nous allons continuer à en discuter dans les jours et dans les semaines qui viennent. Mais la France est prête à donner l'exemple sur ce sujet et elle espère pouvoir entraîner les autres", a-t-il précisé.

Le ministre de l'Economie François Baroin, lors d'un colloque à Paris, a expliqué pourquoi la France voulait aller vite sur ce sujet.

"Il faut accepter cette idée selon laquelle une partie de la crise provient de l'évolution de l'industrie financière. C'est une question d'abord morale avant d'être une question de recettes (...)", a-t-il dit. "Nous souhaitons aller vite, cette taxe verra le jour dans le courant de l'année."

METTRE LE PIED DANS L'EAU FROIDE

En visite à Paris, Mario Monti, qui a succédé fin 2011 à Silvio Berlusconi, a souligné que son gouvernement venait de faire une "ouverture sur la taxation des transactions financières". "Ce n'était pas la position de l'Italie auparavant", a-t-il dit à l'issue d'un déjeuner avec son homologue français François Fillon à l'hôtel Matignon.

"Evidemment, il est nécessaire que les différents pays n'aillent pas en solitaire dans l'application de cette taxe. Il faut une perspective européenne à laquelle nous travaillons tous", a-t-il ajouté.

François Fillon lui a répondu que la France était d'accord avec les propositions avancées par la Commission européenne pour mettre en oeuvre la taxe, ajoutant : "Simplement, à un moment, il faudra que quelqu'un mette le pied dans l'eau froide. Nous, nous pensons qu'il faut vraiment le faire en 2012, que ce soit fait rapidement et que ça ne reste pas un projet dont on débat pendant trente ans."

A Berlin, le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, Steffen Seibert, a rappelé que, pour l'Allemagne, l'introduction d'une taxe sur les transactions financières était "souhaitable" au niveau mondial.

"Ce n'est pour l'instant pas possible, donc l'objectif explicite du gouvernement est de parvenir à l'introduction du taxe sur les transactions financières dans l'Union européenne", a-t-il ajouté.

Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, a-t-il poursuivi, a "souligné que la France et l'Allemagne devaient clarifier dans les premières semaines et mois de 2012 si la taxe sur les transactions financières pouvait être adoptée dans le cadre de l'Union européenne à 27." "C'est notre objectif", a-t-il conclu.

Elizabeth Pineau, Matthias Blamont, Jean-Baptiste Vey et Yann Le Guernigou, avec Annika Breidthardt à Berlin, édité par Yves Clarisse

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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