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Pétrole : Pas de tendance et peu de volumes

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(CercleFinance.com) - Entre les doutes de court terme sur l'avancée du débat budgétaire américain et un relatif optimisme quant à son issue, le brut ne savait trop à quelle tendance se vouer ce midi. De surcroît, les volumes échangés se font plus légers à l'approche des fêtes. Vers 13 heures 10, la contrat sur le Brent de mer du Nord livrable en février restait sans grande tendance (- 0,20% à 110,1 dollars), le WTI américain cédant 0,05% à 89,5 dollars

Hier, le “plan B”, sorte de contre-proposition budgétaire que le leader des républicains de la chambre basse veut présenter, a suscité une menace de véto de Barack Obama, le président démocrate. En cas de désaccord, les hausses automatiques de recettes et les baisses de dépenses plongeraient immanquablement l'économie américaine dans la récession l'année prochaine.

'Le directeur de la communication de la Maison blanche a indiqué que le Président Obama mettrait son veto au 'plan B' proposé par Boehner. Ce plan proposé par les Républicains aux deux chambres n'a aucune chance d'être appliqué. (...) Les plus riches seraient épargnés par les hausses d'impôts', résume Aurel BGC.

Et l'analyste de continuer : 'les négociations entre le Président et le leader républicain, John Boehner, vont donc se poursuivre dans les prochains jours, alors que la 'moitié' du chemin a été réalisée de l'aveu mêmes de M.Obama. Il a, aussi, répété vouloir arriver à un accord avant Noël, prenant à témoin l'opinion publique sur les risques que font supporter les Républicains à l'économie. Cette communication agressive du président Obama inquiète les investisseurs.'

Le brut reste donc indécis ce midi. Selon les analystes de Saxo Banque, cette tendance s'explique aussi par les quatre séances de hausse que le WTI vient d'aligner.

De plus, hier, l'Energy Information Agency (EIA) a indiqué que les stocks commerciaux de pétrole brut avaient reculé de l'ordre d'un million de barils à 371,6 millions d'unités, comme prévu. Selon BNP Paribas CIB, cette baisse s'explique par une hausse du taux d'utilisation des raffineries et de moindres importations.

Les stocks de distillats ont reculé d'un peu plus d'un million d'unités à 117 millions de barils, mais ceux d'essence ont crû de plus de deux millions à 219,3 millions.

“Les données de l'EIA apportent la preuve des déséquilibres persistants du marché pétrolier américain. Tout d'abord, en dépit d'une baisse des stocks brut, le marché a toujours du mal à accueillir la hausse de la production domestique (des Etats-Unis) et les exportations croissantes venant du Canada. Seule un relèvement du taux d'utilisation des raffineries a empêché les stocks de brut d'augmenter”, indique BNP Paribas CIB.

“Ensuite, pour profiter de marges élevées, les raffineurs augmentent le taux d'utilisation de leurs usines, ce qui permet de répondre à la demande de distillats (qui comprend le fuel de chauffage, ndlr). Mais l'essence produite par cette même occasion, elle, ne trouve pas preneur”, indiquent les spécialistes.


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