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Marché : La France perd une seconde fois son 'triple A'

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(CercleFinance.com) - La France perd donc une seconde fois son 'triple A': sur le fond, ce n'est pas une surprise absolue, sur le 'timing' en revanche, l'annonce de Moody's fait un peu l'effet d'un crochet au foie décoché alors que la France n'avait pas encore reserré sa garde (elle avait commencé à le faire après la 'une' et l'article très critique -très lucides disent certains- de 'The Economist' concernant l'Hexagone).

De nombreux experts pensaient que le décompte d'une dégradation était amorcée depuis l'adoption du collectif budgétaire 2013, lequel repose sur des hypothèses de croissance un peu irréalistes (du point de vue des marchés).

Mais si le décompte devait partir de 10 pour atteindre zéro (avec la possibilité de l'arrêter à tout moment en cas de changement favorable du tableau conjoncturel), les investisseurs pensaient que l'on en était à 6 ou 5 (semaines)... et pas à 2 ou 1 (jours).

Pour l'heure, la réaction des 'futures' du CAC40 n'est pas spectaculaire (une douzaine de points perdus)... mais les marchés changeront peut être d'avis demain matin en observant la réaction de nos OAT à l'ouverture.

Un repli de 12Pts à 23H45, ce n'est carrément pas grand chose en regard des 100Pts engrangés dans des conditions assez particulières puisque Paris à battu son record de volatilité à la hausse rapporté aux volumes (moins de 2MdsE échangés à 17H30, avant les 500 millions d'arbitrages comptabilisés au 'fixing' mais qui ne prouvent absolument rien en terme d'échanges réels).

Cette dégradation amène rétrospectivement à se poser des questions: ou alors personne ne savait rien et les 3% de hausse du CAC40 corespondent à un emballement haussier purement technique que l'actualité du jour ne justifiait pas, compte tenu de l'aspect très subjectif des 'rumeurs' de possible consensus au Congrès sur la getion du 'fiscal cliff'.

Soit quelques opérateurs 'savaient' et c'est pourquoi ils ont déployé tant d'énergie pour faire grimper les cours hors de proportion, mais en prenant la précaution d'employer le minimum de capitaux possibles (il s'est échangé ce lundi soir 5 fois plus de volume sur le seul titre Apple que sur les 40 valeurs du CAC... lequel se trouve ravalé au rang d'indice boursier de seconde zone).
Difficile donc de trancher sur la pertinence et l'aspect 'spontané' de la hausse de la bourse de Paris... en revanche, cette dégradation ne va pas manquer de susciter des profonds remous politiques.

Le gouvernement ne manquera pas non plus de dénoncer une dégradation par procuration de la France via la presse britannique, laquelle se complait dans le 'french bashing' et l'euroscepticisme pour mieux faire oublier l'état catastrophique des finances britanniques et les sommes colossales englouties dans le sauvetage de Royal Bank of Scotland (et autre Lloyds Banking ou Northern Rock).

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