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Marché : L'euro teste les 1,31 dollar, le franc malmené

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(CercleFinance.com) - De nouveau, la monnaie unique européenne tentait ce midi de s'établir au-delà des 1,31 dollar l'euro, sans succès pour l'instant bien que le plus haut de la matinée (1,3127) surclasse celui de la veille (1,3109). Vers 13 heures, l'euro consolide en bon ordre de 0,12% à 1,3078 dollar.

En une semaine, l'euro a donc regagné 1% environ contre le dollar, plus de 2% sur un mois et près de 45% en trois mois.

Che Aurel BGC, on ne peut que constater l'absence d'avancées - depuis la veille - du côté du débat budgétaire américain qui oppose Républicains et Démocrates américains à propos du prochain budget fédéral. Face aux conséquences potentielles de ce risque, nombreux sont les investisseurs à protéger les gains acquis depuis le début de l'année. Bref, “les investisseurs américains attendent”, commente le bureau d'études.

Et les analystes d'ajouter, à propos du Vieux Continent : “en Europe, les informations restent positives, notamment au niveau des pays du sud.”

Aurel BGC balaie la rumeur qui voulait, hier après-midi, que l'agence Moody's dégrade les notes souveraines plusieurs pays, dont celle de l'Allemagne, en raison de ses liens de solidarité avec les autres pays de la zone euro. “Le pays est sous perspective négative du fait de son implication dans la zone euro (via notamment les mécanismes de garantie dans les fonds de seconds). Une telle dégradation est toujours possible, mais, peut-elle se justifier alors que la situation dans la zone se stabilise ?”, s'interrogent les spécialistes.

“La confiance dans la zone euro a également bénéficié cette semaine de la demande officielle d'aide de l'Espagne pour la recapitalisation de son système bancaire”, ajoute RTFX pour expliquer le point haut de sept semaines que marque actuellement la monnaie unique européenne contre le dollar. Chez Saxo Banque, on ajoute que “le nombre de personnes en plus au chômage en Espagne a été moins élevé que prévu à 74.300 contre un consensus à 90.000 et un précédent à 128.200”.

Un cambiste nord-européen ajoute que 'la demande (d'euros) a été particulièrement forte du côté des spéculateurs', et il s'attend à ce que la barre des 1,32 dollar soit emportée.

Face à la devise nippone, l'euro gagne encore ce midi 0,34% à 107,59 yens l'euro, ce qui porte son appréciation à près de 10% sur les six derniers mois. Selon les courtiers de RTFX, ce niveau, qui est aussi proche d'un plus bas de sept mois pour le yen, découle “de la hausse des prévisions tablant sur un nouveau stimulus de la Banque du Japon (BoJ). En effet, le yen a perdu du terrain après que le vice-gouverneur de l'institut d'émission nippon, Kiyohiko Nishimura, a déclaré que la BoJ était prête à intervenir et à prendre de nouvelles mesures si nécessaire.”

Enfin, un bon point pour l'économie mondiale : les spécialistes de Saxo Banque soulignent que “le nouveau dirigeant chinois Xi Jinping a annoncé la veille sa volonté de poursuivre la politique de soutien de la croissance chinoise.”

Du côté des statistiques européennes de la matinée, les ventes du commerce de détail ont diminué de 1,2% dans la zone euro de septembre à octobre. Cependant, se redressant par rapport au plus bas de 40 mois enregistré en octobre (45,7), l'indice PMI final Markit composite de l'activité globale dans l'Eurozone s'inscrit à 46,5 et dépasse ainsi son estimation flash (45,8).

La devise de l'union monétaire européenne se tasse cependant de 0,14% contre le sterling à 0,8122, tandis que du côté du franc suisse, elle grappille 0,08% à 1,2143 franc, après un bond de 0,41% la veille. En cause, selon un cambiste nord-européen : “des rumeurs persistantes de taux d'intérêts négatifs d'au moins 1% sur les dépôts en francs suisses'.

Bien qu'il soit toujours sous la barre des 50 points qui sépare la contraction (en-dessous) de l'expansion (au-dessus), cet indice rassure : “le plus fort de la récession pourrait toutefois être derrière nous, le taux de contraction semblant tout au moins avoir plafonné', estime néanmoins Chris Williamson, économiste en chef à Markit, qui pointe un rebond particulièrement marqué pour le secteur des services.

Du côté américain cet après-midi, les cambistes guetteront notamment l'enquête ADP sur l'emploi privé, la productivité, les commandes à l'industrie, l'ISM des services et enfin les stocks hebdomadaires de pétrole.


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