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Marché : L'euro bien orienté, débat budgétaire aux USA

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(CercleFinance.com) - Ce vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne ne prenait pas ombrages des statistiques publiées hier aux Etats-Unis. Pour ce qui pourrait bien être sa 3ème séance de hausse consécutive contre le dollar, la devise du Vieux Continent tentait même de tenir la barre des 1,30 dollar. Vers 13. heures, l'euro gagne ainsi 0,21% à 1,3004 dollar. Sur une semaine, il reste pour l'instant globalement stable après 4% de hausse ces trois derniers mois.

Face au yen, la devise prend encore 0,92% à 107,5 yens l'euro à mesure que les spéculations sur les résultats des élections nippones de mi-décembre progressent. Le gouvernement vient d'avaliser un énième plan de relance chiffré à près de 900 milliards de yens (8,3 milliards d'euros environ), ce qui pèse sur la valeur de la devise nippone alors que la dette publique représente déjà plus du double du PIB de l'archipel. En trois mois, l'euro a gagné 9,4% face au yen.

L'euro prend également 0,24% contre le sterling à 0,8109 et se maintient à 1,2046 franc suisse (+ 0,07%).

Certes, d'a priori bons chiffres ont été publiés hier aux Etats-Unis. Plus faibles que prévu, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont passées sous la barre des 400.000. Soit, mais la lecture de cette statistique est brouillée par les conséquences de l'ouragan Sandy sur la côte Est des Etats-Unis.

En outre, la croissance du PIB américain est ressorti à 2,7% au 3ème trimestre, selon la dernière estimation rendue publique. C'est certes davantage que la première estimations (2%) mais moins que les attentes du marché (2,8%).

Comme le souligne la banque québécoise Desjardins, “normalement, le passage de la croissance de 2 % à 2,7 % devrait être une très bonne nouvelle. (...) Toutefois, les sources de changement suscitent un certain malaise. Les révisions à la baisse de la consommation personnelle et de l'investissement des entreprises ainsi que celles, mais dans une moindre mesure, de l'investissement résidentiel et des dépenses publiques sont une déception.'

Et Desjardins d'ajouter : 'la principale cause de la révision à la hausse du PIB réel provient de la variation des stocks des entreprises. Le mouvement des stocks est passé de 34,1 milliards de dollars selon la première estimation, à 61,3 milliards dans la deuxième estimation. Ce changement fait que la contribution passe de - 0,12 point (de pourcentage) à 0,77 point'.

Ces “bons chiffres en demi-teinte” cèdent de plus la vedette au véritable catalyseur des changes et de nombre de marchés financiers actuellement : le débat américain sur le “précipice budgétaire”, le fameux “fiscal cliff”.

Ainsi, “le monde entier est suspendu aux lèvres de John Boehner, le chef de file des Républicains à la chambre des Représentants aux Etats-Unis. Après avoir clamé son optimisme il y a quelques jours sur une issue rapide des discussions relatives au 'fiscal cliff', il déclarait hier ne constater, en définitive, aucun progrès depuis le début des négociations il y a 2 semaines”, rapporte le bureau d'études parisien NFinance.

Mais pour Aurel BGC, le débat a bel et bien commencé : “selon le Wall Street Journal, la Maison blanche aurait proposé aux Républicains un plan prévoyant une hausse des impôts d 1.600 milliards de dollars sur 10 ans, une augmentation du plafond de la dette, et 50 milliards de dollars de nouvelles dépenses pour soutenir l'économie et une réduction de moins de 400 milliards de dollars des dépenses de Medicare. Les seules autres baisses 'significatives' de dépenses seraient celles liée aux subventions agricoles, sans toutefois, en spécifier l'ampleur”.

“John Boehner a réagi en demandant aux Démocrates de faire 'des propositions sérieuses' et en affirmant qu'il n'y aura pas de hausse du plafond de la dette sans contrepartie en termes de baisse des dépenses. Les Républicains insistent pour que le relèvement du plafond de dette soit dans l'accord. Les Démocrates ont indiqué attendre, maintenant, des propositions sérieuses de la part des Républicains”, termine Aurel BGC. A suivre.

Du côté de l'agenda statistique de la matinée, la morosité domine toujours : le taux de chômage s'est élevé à 11,7% en octobre dans la zone euro, contre 11,6% en septembre. Dans l'ensemble de l'UE, il a aussi progressé de 0,1 point pour s'établir à 10,7%.

Cet après-midi, la séance sera à Wall Street marquée par la publication des dépenses et des revenus des ménages américains et la parution, plus tard dans l'après-midi, de l'indice PMI de Chicago.



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