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Marché : Paris et les bourses européennes en repli à la mi-séance

Paris et les bourses européennes en repli à la mi-séanceParis et les bourses européennes en repli à la mi-séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont en repli à la mi-séance dans le sillage de l'euro, les investisseurs semblant douter du fait que l'accord européen négocié la semaine dernière puisse contenir efficacement la crise de la dette.

Les principales places ont néanmoins effacé une petite partie de leur pertes à la faveur d'une adjudication de dette italienne à court terme qui a vu Rome servir un rendement inférieur à 6%.

Vers 12h40 GMT, la Bourse de Paris recule de 0,96% (30,76 points) à 3.141,85 points, tandis que le Dax cède 1,43% à Francfort et le FTSE londonien perd 0,45%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 abandonne lui 1,49%.

Les valeurs de l'assurance figurent parmi les plus fortes pertes sectorielles après que Standard & Poor's a annoncé vendredi placer sous surveillance avec implication négative plusieurs assureurs européens, parmi lesquels figure Axa (-4,3%).

L'indice Stoxx Europe 600 de l'assurance recule de 2,72% dans le même temps.

"Le marché a réduit ses pertes après l'adjudication italienne qui a permis au Trésor italien de lever 7 milliards d'euros à un an", commente Frédéric Rozier, gérant chez Meeschaert Gestion privée. "Le marché devrait être capable de gagner 5% à 10% d'ici à la fin de l'année, dans des volumes faibles, grâce toujours à des achats à bon compte et des opérations de window dressing (nettoyage de bilan, NDLR)".

L'incertitude autour du processus d'application de l'accord européen, l'absence de nouvelles mesures destinées à donner un peu d'air aux banques et le manque d'implication de la Banque centrale européenne (BCE) face à la crise de la dette continuent de mettre sous pression les marchés d'actions et sur l'euro, qui est retombé jusqu'à 1,3255 dollar en séance

L'agence Moody's a annoncé lundi qu'elle réexaminerait les notes des pays de l'Union européenne au premier trimestre 2012, le sommet de la semaine passée n'ayant pas produit à son sens de résultat décisif et laissant la zone euro exposée à de nouveaux chocs.

De son côté, le chef économiste de S&P Europe a estimé qu'il faudrait d'autres sommets de l'UE pour résoudre la crise de la dette et que le temps pressait, même si l'accord annoncé la semaine dernière était une étape importante vers la résolution d'une "crise de confiance".

Jean Décotte pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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