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Marché : Paris et les bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

Paris et les bourses européennes dans le rouge à la mi-séanceParis et les bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont passées dans le rouge jeudi à la mi-séance, après une hausse initiale, alors que Wall Street est attendue en baisse, les désaccords entre les dirigeants européens laissant peu d'espoir de mesures concrètes pour juguler la crise.

À Paris, le CAC 40 perdait 0,96% à 3.033,69 points vers 13h. À Francfort, le Dax cédait 1,64% et à Londres, le FTSE 1%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 reculait de 0,95%.

Les valeurs bancaires européennes (-2,5%) plombent la tendance.

Une source gouvernementale allemande a indiqué sous couvert d'anonymat que Berlin restait opposé à l'usage des fonds de renflouement pour recapitaliser les banques tant que la surveillance financière se situe au niveau national et non pas européen.

Barclays chute de 9,8%. La banque paiera 453 millions de dollars (362 millions d'euros) aux autorités américaines et britanniques pour mettre fin à l'amiable aux poursuites pour manipulation du taux d'intérêt interbancaire offert à Londres (Libor).

Le sommet européen de deux jours qui débute ce jeudi devrait permettre de dégager les grandes lignes d'une union budgétaire, financière et politique à venir et pourrait approuver une série d'initiatives visant à favoriser une relance de la croissance en Europe.

Mais la chancelière allemande Angela Merkel a écarté les demandes de Milan et Madrid de mesures d'urgence qui permettraient d'interrompre l'envolée de leurs coûts d'emprunt et reste opposée à toute mutualisation des dettes en zone euro.

Dans le climat de pessimisme ambiant, l'euro a touché son plus bas de trois semaines et le rendement de la dette à 10 ans espagnole a franchi à nouveau les 7% considérés comme le seuil au-delà duquel les pays peuvent rapidement être condamnés à demander une aide de l'Europe.

"La prise de conscience que les déclarations et la rhétorique (d'Angela) Merkel ne vont pas dans le sens d'un effort coordonné en vue de résoudre la crise de la dette a un impact négatif sur les marchés", souligne Joe Neighbour, trader chez Central Markets.

Après des indicateurs en Allemagne et en zone euro confirmant l'essoufflement des économies européennes, y compris de la locomotive allemande, les marchés attendent le PIB définitif américain du 1er trimestre cet après-midi.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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