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Marché : Obama estime que les etats-unis sont toujours un pays "aaa"

Obama estime que les etats-unis sont toujours un pays Obama estime que les etats-unis sont toujours un pays

WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama a estimé lundi que le blocage politique au Congrès était responsable de la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis, le président américain ajoutant qu'il ferait quelques recommandations sur la manière de réduire les déficits fédéraux.

Lors d'une allocution prononcée depuis la Maison blanche, il s'est abstenu de toute critique frontale de la décision de Standard & Poor's de faire passer la note attachée à la dette souveraine de "AAA" à "AA+".

Barack Obama s'est simplement contenté de noter que Washington n'avait pas besoin qu'une agence de notation lui dise qu'il fallait une approche équilibrée en matière de réduction des déficits.

Des responsables de la Maison blanche ont reproché à S&P d'avoir passé outre une erreur mathématique de 2.000 milliards de dollars dans leur décision de dégrader la première puissance économique mondiale.

Le porte-parole de la Maison blanche a ensuite déclaré qu'il n'était pas au fait de discussions portant sur un possible renforcement de la régulation entourant les activités des agences de notation.

"Les marchés montent et baissent, mais il s'agit des Etats-Unis d'Amérique. Peu importe ce que peut dire telle ou telle agence, nous avons toujours été et serons toujours un pays AAA", a déclaré Barack Obama.

Il s'est exprimé environ deux heures avant la clôture de Wall Street, qui a chuté de 5,5% dans la foulée de la décision de S&P.

Le président américain a dit avoir bon espoir que cette décision allait rappeler aux élus l'urgence qu'il y avait à régler le problème des déficits.

Barack Obama a réaffirmé que la réduction des déficits ne pouvait passer par la seule baisse des dépenses publiques.

Une commission bipartisane du Congrès, dont la création est prévue par le texte ayant permis aux Etats-Unis d'éviter de faire défaut sur leur dette, promulgué la semaine dernière par Barack Obama, doit faire état d'ici fin novembre de ses recommandations visant à faire baisser les dépenses de 1.500 dollars sur les dix prochaines années.

Dans le cadre de la réduction des déficits, Barack Obama a une nouvelle fois évoqué la nécessaire augmentation des impôts des plus riches ainsi que des ajustements mineurs aux très prisés programmes sociaux.

"Faire ces réformes ne suppose pas des mesures radicales. Ce que cela nécessite, c'est du bon sens et un esprit de compromis", a déclaré Barack Obama.

Il a estimé que les problèmes des Etats-Unis pouvaient être "très rapidement résolus" mais que le blocage politique au Congrès avait rendu très difficile tout compromis.

Jeff Mason, Laura McInnis et Steve Holland, Benoit Van Overstraeten pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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