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Marché : Nicolas sarkozy et angela merkel mettent la pression sur athènes

Nicolas sarkozy et angela merkel mettent la pression sur athènesNicolas sarkozy et angela merkel mettent la pression sur athènes

par Lefteris Papadimas et Daniel Flynn

ATHENES/PARIS (Reuters) - Paris et Berlin ont pressé lundi Athènes d'accepter une nouvelle cure d'austérité en échange d'une aide financière, mais les partis politiques grecs ont reporté à mardi leur réponse aux conditions drastiques posées par les bailleurs de fonds.

Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il s'agissait de régler la crise grecque "une bonne fois pour toutes", la chancelière Angela Merkel estimant de son côté que "le temps presse pour Athènes".

Les deux dirigeants s'exprimaient lors d'une conférence de presse commune à l'Elysée alors que la "troïka" composée de l'Union européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne est en attente d'engagements du gouvernement et des grands partis grecs sur le vote de ces mesures.

La Commission européenne a jugé que le gouvernement grec avait manqué l'échéance prévue lundi à la mi-journée pour conclure les discussions sur le sujet.

Un responsable grec a déclaré que la seule date butoir est une réunion de l'Eurogroupe, mais aucune date n'est fixée pour cette réunion, qui devrait toutefois avoir lieu cette semaine.

Parallèlement, un accord de la Grèce avec ses créanciers privés, annoncé comme imminent depuis deux semaines, tarde à se concrétiser.

Les trois partis soutenant le gouvernement dirigé par Lucas Papadémos rechignent enfin à s'engager en faveur des mesures de rigueur. Censés se mettre d'accord dimanche soir, puis lundi matin, ils ont finalement reporté leur réunion à mardi.

COMPTE BLOQUÉ

Le communiqué annonçant ce report, diffusé peu après la conférence de presse à Paris de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ne donne aucune explication, précisant seulement que Lucas Papadémos aura de nouveaux entretiens lundi avec les représentants de la troïka.

Les leaders du Parti socialiste (Pasok), du parti conservateur Nouvelle Démocratie et du Laos (extrême droite), tous en lice pour les élections législatives prévues en avril, sont censés trouver un compromis sur des questions aussi difficiles que la réforme du marché du travail ou la recapitalisation des banques.

Dimanche, après cinq heures de discussions, Lucas Papadémos a déclaré que les responsables des partis s'étaient mis d'accord sur un certain nombre de mesures, y compris des baisses de salaires, dans le cadre d'un plan de réduction des dépenses représentant 1,5% du produit intérieur brut.

Selon un responsable politique, les trois partis ont reporté leur réunion parce qu'ils n'avaient pas reçu un résumé de 15 pages des conclusions des discussions de dimanche.

La lenteur des négociations à Athènes met à mal la patience des bailleurs de fonds alors qu'un accord est indispensable pour éviter un défaut d'Athènes sur 14,5 milliards d'euros de dettes arrivant à échéance en mars.

Angela Merkel a souligné qu'elle ne concevait pas de nouveau plan d'aide "s'il n'y a pas d'accord avec la troïka".

"Les paramètres du règlement sont sur la table", a ajouté Nicolas Sarkozy, en jugeant qu'un accord n'avait "jamais été aussi proche" et qu'il ne pouvait imaginer un échec.

Le président français a d'autre part proposé, avec l'assentiment de la chancelière allemande, le blocage sur un compte d'une partie de la future aide prévue par le nouveau plan à hauteur des intérêts de la dette grecque restante pour garantir leur remboursement aux créanciers.

APPEL À LA GRÈVE MARDI

L'espoir de progrès sur le chapitre de la recapitalisation des banques, qui éviterait leur nationalisation, a favorisé lundi la hausse de ces valeurs à la Bourse d'Athènes: vers 16h00 GMT, l'indice local des banques affichait un gain de près de 11%.

Mais le silence d'Athènes et l'absence d'accord politique sur les conditions posées par la troïka a pesé sur les grandes places européennes: la Bourse de Paris a clôturé en recul de 0,7%, l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a baissé de 0,2%. Quant à l'indice Stoxx des valeurs bancaires européennes, il a reculé de 0,6%.

L'euro s'est parallèlement stabilisé face au dollar, à 1,3116 environ contre 1,3112 vendredi soir.

Alors que les discussions politiques se prolongent à Athènes, les deux principaux syndicats du pays ont appelé à une grève de 24 heures mardi pour protester contre une politique qui menace selon eux d'entraîner le pays dans une spirale destructrice.

"Malgré nos sacrifices et tout en reconnaissant l'échec de leur politique, ils réclament encore plus d'austérité", a déclaré à Reuters Ilias Iliopoulos, secrétaire général du syndicat de fonctionnaires Adedy.

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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