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Marché : Net reflux de l'euro, regain d'inquiétudes

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(CercleFinance.com) - Le énième plan européen de “sauvetage” de la Grèce, qui avait été salué par une vague d'optimisme sur les marchés en fin de semaine dernière, suscite après-coup un sentiment négatif. Le mouvement de recul entamé hier par l'euro contre le dollar (- 0,97%) se poursuivait jeudi midi, la monnaie unique européenne cédant 0,52% contre le billet vert à 1,4295 dollar.

La tendance de l'euro n'est pas meilleure face au yen (- 0,71% à 111,1), contre le franc suisse (- 0,56% à 1,1446) ni face au sterling (- 0,39% à 0,8764).

Et pourtant, la situation n'est pas réjouissante aux Etats-Unis : la date limite pour trouver un accord de relèvement du plafond de la dette fédérale américaine se rapproche. Ce sera le mardi 2 août prochain. A défaut d'entente entre démocrates et républicains, l'Etat fédéral risque fort d'être en situation de défaut de paiement technique, situation inédite aux conséquences des plus lourdes tant d'un point de vue financier qu'économique.

“Actuellement, deux plans se font concurrence pour sortir de la crise : l'un présenté par le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, l'autre proposé par le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner. Une bonne partie des élus du Capitole espère parvenir à un compromis associant ces deux textes mais, avant une reprise des tractations, il faudra attendre que la Chambre examine le texte de Boehner et cela n'interviendra qu'aujourd'hui au plus tôt”, commentent les spécialistes Changes de la banque privée helvétique Pictet & Cie.

En outre, le contexte macroéconomique n'est guère flatteur : contrairement aux prévisions, les commandes de biens durables ont reculé de 2,1% en juin, alors qu'une hausse était attendue. A propos du Beige Book publié hier soir par la Fed, Aurel BGC note : “rien de bien positif dans ce Beige Book. Certes, il n'y a pas un recul de l'activité globale. Mais, l'économie reste fragile.”

Mais c'est surtout l'appréciation de la situation financière européenne et du “sauvetage” de la Grèce qui a changé ces derniers jours et est maintenant considéré sous un jour négatif : 'flou, inefficace pour endiguer la contagion, insuffisant sur le plan du fédéralisme budgétaire, l'accord conclu la semaine dernière pour sauver la Grèce essuie les critiques d'analystes et n'a pour l'instant pas réussi à convaincre durablement les marchés,' note sans aménité Barclays Bourse.

De plus, hier, “le Ministre allemand des Finances, Wolfgagng Schaüble, qui a déclaré qu'il serait illusoire de penser qu'un seul sommet permettrait de résoudre la crise de la dette européenne”, rapporte encore Pictet.

Certes, la décrue du nombre de demandeurs d'emploi qui s'est poursuivie en juillet en Allemagne, avec 11.000 chômeurs de moins par rapport à juin, passe largement inaperçue, tandis que le nombre de chômeurs a progressé de 33.600 en France en juin.

Et le sentiment économique européen s'est encore dégradé en juillet, selon la Commission européenne : l'indice ESI ressort à 103,2 dans la zone euro et à 102,4 sur l'ensemble de l'Union européenne, en replis de 2,2 points dans chaque cas.

Cet après-midi des Etats-Unis, les cambistes guetteront les inscriptions hebdomadaires au chômage (prévision : 415.000 ; précédent : 418.000), la production industrielle de juin (prévision : +7% ; précédent : + 9,7%) et enfin les promesses de ventes de logements pour ce même mois (prévision : - 2% ; précédent : + 8,2%).

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