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Marché : Wall Street devrait hésiter sur fond d'incertitudes

vendredi 18 septembre 2020 à 13h11
Marché : Wall Street devrait hésiter sur fond d'incertitudes

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue prudente vendredi à l'ouverture à l'image des Bourses européennes à mi-séance dans des marchés sans direction claire au terme d'une semaine marquée par l'indécision des grandes banques centrales face à la persistance du risque sanitaire et au manque de visibilité sur les perspectives économiques. Les contrats à terme sur les indices de référence de la Bourse de New York signalent pour l'instant une ouverture en baisse de 0,2% pour le Dow Jones, à l'équilibre pour le S&P-500 et en hausse de 0,5% pour le Nasdaq.

La tendance pourrait évoluer avec la publication, une heure avant l'ouverture, de la première estimation de l'indice de confiance du consommateur américain de l'université du Michigan (12h30 GMT).

Les indicateurs de confiance sont très surveillés à un moment où la reprise de la demande marque des signes d'essoufflement. À Paris, le CAC 40 cède 0,23% à 5.027,9 vers 10h15 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,13% et à Londres, le FTSE perd 0,16%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300, l'EuroStoxx 50 de la zone euro et le Stoxx 600 sont quasiment inchangés.

Le sentiment de marché reste influencé par le flux de nouvelles sur la pandémie et les dernières ne sont guère réjouissantes: la France a enregistré jeudi un nombre quotidien record de nouveaux cas d'infection par le coronavirus et au Royaume-Uni, le ministre de la Santé a souligné l'accélération des admissions à l'hôpital.

Les doutes sur l'évolution de la conjoncture économique sont aussi nourris par les déclarations de la Réserve fédérale américaine sur le ralentissement de la reprise, celles de Banque d'Angleterre sur un possible recours à des taux d'intérêt négatifs ou les chiffres toujours élevés des inscriptions au chômage aux Etats-Unis.

VALEURS EN EUROPE

L'une des plus fortes baisses sectorielles en Europe est encore pour le compartiment du transport et du tourisme, toujours sensible aux craintes sur la situation sanitaire et dont l'indice Stoxx recule de 1,4% avec entre autres des replis de 7,02% pour l'organisateur de croisières Carnival et de 11,67% pour IAG, la maison mère des compagnies aériennes British Airways et Iberia.

A Paris, ADP abandonne 4,86% et Accor 2,52%.

Les opérateurs de centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield et Klépierre cèdent respectivement 11,73% et 11,37% deux jours après l'annonce par le premier d'un vaste plan de renforcement de son bilan.

Les banques sont également à la peine avec la perspective de voir les taux d'intérêt demeurer historiquement bas pendant longtemps. Leur indice Stoxx perd 1,4%.

A la hausse, plusieurs valeurs impliquées dans des projets de M&A se distinguent, comme Euronext, en tête de l'indice parisien SBF 120 avec une hausse de 5,3% après l'ouverture de discussions exclusives avec LSE Group (+0,86%) en vue du rachat de la Bourse de Milan.

A Madrid, Caixabank perd 1,21% après l'annonce du rachat de Bankia (-3,82%), largement anticipée ces derniers jours.

TAUX

Avec le regain de défiance pour le risque, les rendements obligataires de référence de la zone euro baissent un peu après voir déjà reculé jeudi à la suite des déclarations de la Banque d'Angleterre.

Celui du Bund allemand à dix ans cède un point de base à -0,5% et le dix ans américain recule dans les mêmes proportions, à 0,674%.

CHANGES

Sur le marché des devises, le dollar poursuit son repli face à un panier de référence (-0,18%) et se dirige vers une performance négative sur l'ensemble de la semaine, dominée pour les cambistes par les déclarations jugées peu encourageantes de la Fed.

L'euro poursuit en revanche sa remontée, à 1,1855 dollar.

Le grand gagnant de la semaine est le yen, qui a touché jeudi un plus haut de sept semaines contre le billet vert et de six semaines contre l'euro.

La livre sterling, elle, remonte un peu après les pertes subies jeudi en réactions aux déclarations de la Banque d'Angleterre sur les taux négatifs.

PÉTROLE

Les prix du brut montent pour la quatrième séance consécutive, soutenus désormais par des prévisions de Goldman Sachs selon lesquelles le marché est déficitaire et par la menace d'un nouvel ouragan dans le golfe du Mexique.

Le Brent gagne 0,53% à 43,54 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,41% à 41,14 dollars.

L'un et l'autre se dirigent vers une progression de près de 10% sur l'ensemble de la semaine après deux semaines de baisse marquée.

(Patrick Vignal, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2020 Thomson Reuters

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