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Marché : Vivendi estime ne pas contrôler Telecom Italia au sens du droit

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PARIS (Reuters) - Vivendi considère qu'il n'exerce "aucun contrôle de fait" sur Telecom Italia au sens du droit italien, a dit lundi le géant des médias français.

En réponse à une demande de l'autorité italienne des marchés financiers, la Consob, le groupe a fait valoir dans un communiqué que sa participation de 24% au capital de l'opérateur italien n'était "pas suffisante pour lui permettre d'exercer de manière stable une influence dominante" lors des assemblées générales d'actionnaires.

Vivendi a également estimé que "le début de l'exercice (...) des activités de direction et de coordination" de Telecom Italia ne devait pas être interprété "comme la preuve d'une position de contrôle de fait" au sens du droit italien.

Fin juillet, le groupe a néanmoins renforcé son emprise sur l'opérateur en obtenant les deux tiers des sièges à son conseil d'administration et en poussant vers la sortie son administrateur délégué Flavio Cattaneo.

Vivendi a également rappelé avoir confirmé dans ses derniers états financiers qu'il n'avait "pas le pouvoir de diriger les politiques financières et opérationnelles de Telecom Italia".

"Les marchés français et italiens seront dûment tenus informés si Vivendi arrivait à une conclusion différente, ce qui n'est pas prévu à ce stade, à l'occasion de la publication de ses états financiers consolidées du premier semestre 2017", a-t-il ajouté.

Si le groupe français avait annoncé la prise de contrôle effective de Telecom Italia, il aurait été contraint d'intégrer l'endettement de ce dernier dans ses comptes.

L'opérateur télécoms étant considéré comme un actif national stratégique, le droit italien prévoit que tout changement de contrôle doit être notifié dans les dix jours au gouvernement.

Le ministre italien de l'Industrie a demandé mercredi au gouvernement d'ouvrir une enquête pour établir si Vivendi avait dûment informé le pouvoir de son intention de prendre de facto le contrôle de Telecom Italia en montant au capital de l'ex-monopole.

Sous la houlette de Vincent Bolloré, Vivendi s'est donné pour ambition de devenir un groupe international de contenus avec un fort ancrage en Europe du Sud où le groupe détient aussi une participation dans le diffuseur Mediaset.

Le groupe français a toutefois connu plusieurs revers en Italie, où il se heurte à l'opposition de la famille Berlusconi, principal actionnaire de Mediaset, et fait l'objet de procédures des régulateurs locaux.

(Benjamin Mallet, édité par Benoît Van Overstraeten)

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