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Marché : Une ombre au tableau pour Total, pas pour sa stratégie

Marché : Une ombre au tableau pour Total, pas pour sa stratégieMarché : Une ombre au tableau pour Total, pas pour sa stratégie

PARIS (Reuters) - La perspective d'un procès pour corruption menace de ternir la fin du mandat de Christophe de Margerie à la tête de Total, mais les investisseurs espèrent que sa stratégie dans l'exploration pétrolière commencera à porter ses fruits avant que la question de sa succession se pose.

Le parquet de Paris a annoncé mercredi avoir requis le renvoi en correctionnelle de Total et de son PDG pour corruption d'agents publics étrangers dans le cadre de contrats conclus avec des entreprises iraniennes dans les années 1990 et au début des années 2000.

Total, comme d'autres grands groupes pétroliers et gaziers, abandonne progressivement ses activités peu rentables de transport, stockage, raffinage et distribution pour se concentrer sur le secteur "amont" de l'exploration et de la production, plus risqué mais beaucoup plus rentable.

"La nouvelle stratégie commence à payer", commente Iain Pyle, analyste chez Bernstein à Londres, en notant qu'il faut parfois attendre 10 ans pour tirer profit d'investissements dans l'exploration.

Mais ces coûteux projets au long cours, s'ils sont salués par certains investisseurs de long terme, laissent encore sceptique le marché.

A son cours actuel sous 40 euros, Total se paye 7,8 fois ses résultats attendus pour les douze prochains mois (PE), soit 7% moins cher que BP et Shell et près de 20% moins cher que la moyenne de ses pairs au niveau mondial.

Total a régulièrement, dans le passé, fait moins bien que ses pairs en se fixant des objectifs de production ambitieux qu'il ratait ensuite, indiquent des analystes.

Au crédit de Christophe de Margerie, ajoutent-ils, ces dernières années, les objectifs sont plus réalistes. La question actuellement est de savoir si le groupe atteindra en 2017 une capacité de production d'environ trois millions de barils équivalent pétrole.

A deux ans de la fin de son mandat, Christophe de Margerie n'a pas d'héritier "naturel", et ses successeurs potentiels ne sont pas prêts, relèvent des analystes.

"Dans les mutations que connaît le monde pétrolier, personne ne pourrait le remplacer aujourd'hui", dit un proche conseiller et ami du patron de Total. "Ce tissu de relations internationales - qui sont fondamentales - qu'il a su créer, il y a peut-être sept ou huit dirigeants qui l'ont dans le monde, pas plus, et certainement aucun à Total."

Michel Rose et Muriel Boselli, Dominique Rodriguez pour le service français, édité par Marc Joanny

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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