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Marché : Timides signes d'ouverture aux USA sur le budget et la dette

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par Richard Cowan et Mark Felsenthal

WASHINGTON (Reuters) - De timides signes d'ouverture sont parvenus lundi aussi bien du Congrès que de la Maison blanche pour tenter de sortir les Etats-Unis du blocage entre démocrates et républicains sur le budget fédéral et le relèvement du plafond de la dette.

Barack Obama a fait savoir qu'il pourrait accepter une solution de court terme consistant à relever légèrement le plafond de la dette afin de passer sans encombre la date du 17 octobre, au-delà de laquelle les Etats-Unis pourraient faire défaut.

Marquant une légère évolution dans son discours, le président démocrate s'est même dit prêt à discuter de sa réforme de santé, l'Obamacare, cheval de bataille des républicains, mais seulement une fois que le Congrès aura voté des mesures permettant la réouverture de tous les services fédéraux, en partie fermés depuis le 1er octobre faute de financement voté par le Congrès, et le règlement de la question de la dette.

La Maison blanche préférerait un relèvement du plafond de la dette suffisant pour tenir un an mais, a dit son porte-parole Jay Carney, "nous n'avons jamais dit et nous ne disons pas aujourd'hui que le plafond de la dette doit ou peut être associé à une durée précise".

Un tel accord de court terme donnerait du temps aux négociations mais ne réglerait pas les problèmes de fond.

Les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, exigent des concessions de Barack Obama sur sa réforme de santé avant de voter la moindre loi de financement des services fédéraux. Ils posent les mêmes conditions pour le relèvement du plafond de la dette, en y ajoutant des exigences en matière de réduction des dépenses.

INQUIÉTUDE

Le président refuse pour sa part catégoriquement de revenir sur sa réforme de santé. Il s'est toutefois dit prêt lundi à des discussions à ce sujet si le Congrès vote au préalable le financement des services fédéraux et le relèvement du plafond de la dette, deux sujets n'en faisant quasiment plus qu'un désormais.

"Dès que ce sera le cas, je serai ravi et prêt à négocier avec les républicains sur tout un ensemble de questions: comment pouvons-nous créer plus d'emplois, comment pouvons-nous consolider l'économie, comment pouvons-nous développer l'industrie", a-t-il déclaré lundi lors d'une visite dans les locaux de l'Agence fédérale de gestion des situations d'urgence (Fema) destinée à illustrer les problèmes engendrés par le blocage politique actuel.

"Je discuterai volontiers de la santé. Je discuterai volontiers de la politique énergétique, de la manière de gérer à long terme notre situation budgétaire", a-t-il ajouté.

Ses collaborateurs ont toutefois précisé que toute discussion au sujet de la réforme de santé viserait à l'améliorer et non pas à lui supprimer des financements, comme le souhaitent les républicains.

Parallèlement, un sénateur républicain spécialiste des questions budgétaires, Rob Portman, s'efforce de mettre au point un plan global de sortie de crise tenant compte des exigences des uns et des autres, selon un attaché parlementaire ayant requis l'anonymat.

Aux termes de ce plan, Barack Obama obtiendrait un financement de l'Etat fédéral pour une année pleine et non pas une loi valable seulement quelques semaines nécessitant de nouvelles négociations en novembre ou décembre.

Pour les républicains, les vastes réductions de dépenses publiques actuellement mises en oeuvres seraient entérinées et un plan de 600 milliards de dollars d'économies serait mis en oeuvre sur 10 ans, conformément à une proposition déjà formulée par Barack Obama.

Ces économies seraient essentiellement réalisées dans la Social Security, Medicare et Medicaid, les programmes sociaux à destination des retraités et des pauvres.

Il s'agirait enfin de réformer le code des impôts d'ici fin 2014 de manière à favoriser la croissance économique.

Que cette initiative du sénateur Portman aboutisse ou non, de nombreux parlementaires jugent qu'un accord de ce type est nécessaire pour débloquer une situation suscitant l'inquiétude des marchés et des partenaires des Etats-Unis à mesure que prend corps l'hypothèse d'un défaut de paiement de la première puissance économique du monde.

Avec Steve Holland, Roberta Rampton et Thomas Ferraro; Bertrand Boucey pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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