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Marché : Pas d'allègement de la dette grecque avant l'examen des réformes

Jeroen DijsselbloemJeroen Dijsselbloem

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) discuteront d'un allègement de la dette grecque une fois qu'il aura été vérifié qu'Athènes a mis en oeuvre les réformes promises, a déclaré leur président, Jeroen Dijsselbloem, lundi.

Ces discussions évoqueront un allongement des échéances et des délais de grâce ainsi qu'une réduction de certains taux d'intérêt pour alléger le service de la dette et le rendre supportable mais il n'y aura pas de décote du capital.

Avant cela, la Grèce aura dû lancer les réformes des retraites et de l'impôt sur le revenu et adopté une stratégie de traitement des créances douteuses, entre autres choses.

Elle doit aussi atteindre en 2018 un excédent primaire de 3,5% du PIB et le conserver les années suivantes.

Une mission composé de responsables du Mécanisme européen de stabilité (MES), du Fonds monétaire international (FMI), de la Commission européenne (CE) et de la Banque centrale européenne (BCE) avait lancé cet examen en janvier mais l'a interrompu début février.

La cause en était des divergences de vues entre la Grèce et ses créanciers sur la réforme des retraites et sur les créances douteuses et entre le FMI et la zone euro sur les moyens de remettre l'économie grecque à flot de manière pérenne.

Ces divergences ne sont pas complètement comblées, a observé Jeroen Dijsselbloem, mais elles le sont suffisamment pour relancer la procédure. "Les chefs de mission retourneront à Athènes, peut-être dès demain", a-t-il dit. "Il y a suffisamment de terrains d'entente et suffisamment de préparatifs faits pour que leur mission se poursuive et aboutisse, espérons-le, à une heureuse conclusion".

Mais il reste encore du pain sur la planche, a souligné le ministre néerlandais des Finances. "Si nous voulons respecter intégralement ce qui a été convenu l'été dernier, il y a encore du travail", a-t-il dit, faisant référence aux accords passés entre la Grèce et ses créanciers durant l'été 2015.

"Le paquet de mesures doit être encore plus solide, aller plus loin que ce qui a été mis sur la table jusqu'à présent", a-t-il ajouté, observant qu'il y avait encore des trous dans les objectifs budgétaires de la Grèce.

Pour le FMI, si l'économie grecque doit voler de ses propres ailes après 2018, une fois terminée l'aide de la zone euro, soit les réformes devront être encore plus radicales, soit la zone euro devra proposer à la Grèce un allègement de dette bien plus important.

L'Eurogroup en a tenu compte et le bon dosage entre les deux solutions sera vite abordé, a dit Jeroen Dijsselbloem.

(Francesco Guarascio et Renee Maltezou, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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