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Marché : Les ouvriers de Boeing acceptent l'accord sur le 777X

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SEATTLE (Reuters) - Les ouvriers de Boeing ont approuvé vendredi une proposition d'accord garantissant que l'avionneur américain construira le 777 de nouvelle génération dans l'Etat de Washington, siège historique de la compagnie.

Cet accord met fin à la menace de voir Boeing transférer une partie de son activité sur d'autres sites, entraînant la perte de milliers d'emplois et de plusieurs milliards de revenus pour cet Etat du nord-ouest américain.

Par 51% des voix contre 49, les ouvriers de Boeing ont accepté l'accord qui supprime leur actuel système de retraites mais leur assure une activité liée au programme du nouveau 777, connu sous le sigle 777X, jusqu'en 2024.

En cas de refus de ses salariés, Boeing avait indiqué être prêt à délocaliser la production de cette version du long-courrier, ayant reçu des propositions de 22 Etats américains pour l'implantation d'une nouvelle usine.

"Cette décision signifie que Boeing va cesser de chercher un autre site pour son programme du 777X", a dit un responsable syndical.

"Nous avions un pistolet sur la tempe et nos adhérents ont eu peur", a ajouté un autre représentant des salariés.

Cette décision a mis en lumière d'importantes divisions entre les ouvriers qui étaient opposés à l'accord et la direction syndicale qui a imposé la tenue d'un vote sur le sujet.

Des clivages sont également apparus entre les ouvriers les plus jeunes favorables à la conclusion d'un accord et les salariés les plus âgés qui y étaient fermement opposés.

En novembre, deux tiers des ouvrier s'étaient prononcés contre le plan de la direction qui prévoit de remplacer leur actuel système de retraite par un plan d'épargne financé par un prélèvement à la source des revenus des salariés.

En échange de cet accord, la direction syndicale a obtenu de l'avionneur une extension de huit ans du projet d'entreprise qui devait s'achever en 2016.

Boeing rassure ainsi les analystes et les investisseurs qui estiment que le constructeur a minimisé les risques en maintenant son programme dans des usines existantes employant des salariés qualifiés.

Alwyn Scott, Jonathan Kaminsky et Bill Rigby; Pierre Sérisier pour le service français

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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