Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Les Bourses européennes finissent en baisse

Marché : Les Bourses européennes finissent en baisse

Marché : Les Bourses européennes finissent en baisseMarché : Les Bourses européennes finissent en baisse

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse jeudi, l'indice pan-européen FTSEurofirst 300 touchant un plus bas de clôture de plus de deux mois, à la suite d'indicateurs montrant que, sans surprise, la zone euro était retombée en récession.

À Paris, le CAC 40 a clôturé en recul de 0,52% (-17,62 points) à 3.382,40 points tandis que le Footsie britannique a cédé 0,77% et le Dax allemand 0,82%. L'indice EuroStoxx 50 a pour sa part perdu 0,45%.

Au moment de la clôture des Bourses européennes, Wall Street accusait une baisse de près de 0,5%, sous le coup du repli de près de 4% de l'action Wal-Mart après que le numéro un mondial de la distribution a annoncé un chiffre d'affaires inférieur aux attentes, mais aussi en raison de la montée des tensions au Moyen-Orient et de la persistance des craintes suscitées par la perspective du "mur budgétaire" aux Etats-Unis.

La zone euro est entrée au troisième trimestre dans sa deuxième phase de récession depuis 2009, le maintien d'une croissance modeste en Allemagne et en France ne suffisant pas à compenser l'impact de l'austérité budgétaire sur la plupart de ses pays membres, Grèce, Portugal et Espagne notamment.

Cette récession devrait se prolonger jusqu'à la fin de l'année et 2013 ne devrait permettre guère mieux qu'une quasi-stagnation de l'activité, selon une enquête mensuelle Reuters sur les prévisions économiques pour la zone euro.

La Bourse de Madrid a évolué contre la tendance, avançant de 0,29%, après que des chiffres montrant que l'Espagne s'enfonçait dans la récession ont conforté le sentiment de ceux qui pensent que le pays finira bien par demander une aide internationale. Cette sollicitation déclenchera le programme de rachat d'obligations souveraines mis en place par la Banque centrale européenne (BCE).

Ces anticipations ont d'ailleurs permis aux banques d'afficher la moins mauvaise performance du jour ce jeudi, avec un recul de l'indice regroupant les valeurs du compartiment limité à 0,23%.

La plus forte baisse du jour a été accusée par le secteur des loisirs et du transport aérien (-1,97%), notamment plombé par la chute de 8,46% du titre Air France-KLM après que JPMorgan s'est dit prudent sur la valeur.

Malgré le repli de ce jeudi, Jérôme Vinerier, analyste chez IG, estime que, dans leur ensemble, les places boursières évoluent sans direction claire.

"A part le Dax, qui commence à accuser le coup, les indices européens sont surtout en mode consolidation (...) nous ne percevons pas de signaux annonçant des ventes massives et il faut garder en tête que, il y a une semaine, bon nombre d'indices étaient proches de leur pic de l'année", a-t-il dit.

L'euro était en hausse face au dollar et au yen, la devise japonaise tombant pour sa part à un plus bas de de près de sept mois face au billet vert après que le dirigeant du principal parti d'opposition nippon s'est dit favorable à des taux d'intérêt négatifs, une perspective qui sape l'attrait de la devise malgré son statut de valeur refuge.

Sur le marché obligataire, le future sur Bund allemand continuait à évoluer au même niveau élevé qui est le sien depuis quatre jours en raison de la persistance des interrogations concernant la Grèce et l'Espagne.

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires a exclu jeudi tout effacement de la dette grecque en réaction au soutien apporté pour la première fois par un membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne à cette solution, préconisée par le Fonds monétaire international (FMI).

Aux Etats-Unis, le prix des emprunts du Trésor pâtissait d'un mouvement de prises de bénéfices après son pic atteint sur la semaine écoulée en raison des craintes relatives au "mur budgétaire".

Le cours du Brent de la mer du Nord avançait de près de 1%, se dirigeant vers les 111 dollars le baril en raison des tensions au Moyen-Orient. En revanche, le prix du brut léger américain perdait plus de 0,5% après la publication d'une augmentation, pourtant moins marquée que prévu, des stocks de brut aux Etats-Unis.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Catherine Monin

Copyright © 2012 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI