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Marché : Le Footsie efface les conséquences du Brexit

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(CercleFinance.com) - Même pas mal ! C'est ce que l'on pourrait déduire de l'orientation du FTSE 100, l'indice phare de la Bourse de Londres qui, après des turbulences, est désormais revenu au niveau qui était le sien avant le vote inattendu du Brexit. Qui en souffre le plus ? Les indices italien et espagnol ! Mais attention : à la Bourse de Londres aussi, nombre de grandes valeurs allant de l'immobilier à la finance en passant par la distribution et le transport aérien sont toujours largement dans le rouge.

Aux environs de 6.340 points, le 'Footsie' a ainsi retrouvé ses niveaux du jeudi 23 juin, à la veille de l'annonce de résultats du référendum britannique. Ce qui avait entraîné des chutes de 3,15% vendredi (avec un point bas de séance de 5.788 points !) puis encore de 2,55% lundi, avant de nettes reprises : + 2,64% mardi et + 3,58% mercredi, avant une quasi-stabilité ce matin. En clair, l'indice londonien a pratiquement repris 10% sur ses plus bas de vendredi dernier !

Ce qui induit un constat singulier : sur les cinq dernières séances, le FTSE reste donc neutre quand le FTSE Mib de Milan dévisse de près de 12%, bancaires en tête, l'Ibex 35 espagnol de près de 9%, suivi par l'EuroStoxx 50 des grandes valeurs de la zone euro (- 6,6%). Les actions de la zone euro sont bien plus pénalisées par le Brexit que celles de Londres.

Bien évidemment, il faut aussi tenir compte des effets de changes, car le sterling demeure “à la casse”, proche de ses plus bas en 30 ans environ : sur la semaine, la livre perd toujours plus de 10% de sa valeur contre le dollar américain, ainsi que presque 8% face à l'euro.

En outre, la stabilité des actions britanniques cache de fortes disparités en leur sein. A la hausse, et toujours sur la semaine, on trouve des grands mineurs de métaux précieux cotés à Londres comme Fresnillo (+ 28%), Randgold Resources (+ 26%) et Polymetal (+ 16%). Sans oublier des 'pharmas' et médicales, par nature défensives, comme Mediclinic (+ 13%), les grands laboratoires Shire (+ 11,2%), AstraZeneca (+ 10,6%) et GSK (+ 9%), la major pétro-gazière BP (+ 10%), le cigarettier BAT (+ 9,5%), les géants des produits de grande distribution Unilever (+ 9,1%) et Reckitt Benckiser (+ 6,1%), celui des spiritueux Diageo (+ 9%), mais aussi des mineurs : Rio Tinto (+ 6,9%), BHP Billiton (+ 6,3%).

Malgré sa stabilité apparente, la cote londonienne compte aussi des valeurs massacrées sur la semaine. On les retrouve d'abord dans la promotion immobilière avec Taylor Wimpey (- 32,6% !), Persimmon (- 31,8%), Bellway (- 31%), Barratt Developments (- 30,5%) ou encore Bovis Homes (- 30,1%).

Sans oublier des bancaires comme RBS (- 32,2%), Barclays (- 27,8%), ou Lloyds Banking Group (- 24%), le cabinet de recrutement Hays (- 30%), des assureurs comme Provident (- 22%) et Legal & General (- 20,7%), et les compagnies aériennes comme easyJet (- 29,5%) et Ryanair (- 17%), pourtant irlandaise.

Sans oublier des groupes de matériaux de construction ou de BTP (- 32% pour Grafton, - 21,5% pour Balfour Beatty), des distributeurs (- 15% pour Marks & Spencer), des voyagistes (- 15% pour Thomas Cook). Et même le London Stock Exchange (- 10,4%), malgré sa fusion pourtant maintenue avec Deutsche Boerse.

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