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Marché : Lagarde plaide pour une union bancaire rapide de la zone euro

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PARIS (Reuters) - La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a pressé mardi les pays de la zone euro de mettre en place rapidement leur projet d'union bancaire pour permettre de tirer un trait définitif sur la crise.

"Beaucoup voient dans la zone euro un superbe navire qui a été construit, conçu (...) pour les mers calmes, mais qui n'est pas totalement fini pour les mers fortes", a déclaré Christine Lagarde.

"Beaucoup a été fait au regard de l'union bancaire. Si j'ai un message aujourd'hui, c'est que cette partie du navire a besoin d'être finie, doit être menée à bien, et la rapidité est essentielle", a-t-elle ajouté au moment où les Européens divergent, Allemagne et France notamment, sur le rythme de mise en place de cette union qui doit permettre de rétablir la confiance dans le secteur bancaire du vieux continent.

A la veille du G20 de Moscou, la semaine passée, un responsable allemand a mis en garde contre tout calendrier "irréaliste" d'installation de cette union, qui passerait par un mécanisme de supervision unique des banques européennes sous l'égide de la Banque centrale européenne.

Christine Lagarde s'exprimait lors d'un séminaire organisé par la direction du Trésor français et le FMI sur les contours que pourrait avoir une future union budgétaire européenne.

Elle a indiqué que les gouvernements européens ne pouvaient compter uniquement sur la politique monétaire accommodante de la BCE pour stabiliser la situation en zone euro et que bâtir les fondements d'une plus grande intégration, via notamment l'union bancaire, était crucial à cet égard.

Le ministre français de l'Economie, Pierre Moscovici, a réitéré de son côté la volonté de la France de proposer à ses partenaires une "feuille de route crédible et équilibrée" vers une union budgétaire.

Celle-ci doit passer, selon lui, par la constitution à moyen terme d'un "socle de fédéralisme budgétaire" qui reposerait sur une composante financée en commun au niveau des pays membres et une composante nationale.

La France souhaite qu'il permette de financer "une partie des stabilisateurs automatiques" de l'économie, a-t-il dit en prenant comme exemple l'indemnisation des chômeurs.

Côte ressources, Pierre Moscovici a évoqué des ressources fiscales propres qui reposeraient sur une part de l'impôt sur les sociétés, de la TVA ou des cotisations sociales ou encore sur la taxe sur les transactions financières ou une taxe carbone commune.

"In fine, il pourrait y avoir un facteur de mutualisation de dette souveraine en garantissant des émissions d'eurobonds sur lesquelles la BCE agirait comme prêteur en dernier ressort", a-t-il encore dit.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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