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Marché : La prison pour deux banquiers après la chute de Parmalat

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BOLOGNE, Italie (Reuters) - La Cour d'appel de Bologne a confirmé vendredi les peines de prisons auxquelles deux banquiers ont été condamnés en première instance après l'effondrement financier du groupe laitier Parmalat en 2003.

Cesare Geronzi, ancien président de Banca di Roma, a écopé d'une peine de prison de 5 ans, tandis que l'ancien administrateur délégué de la banque Matteo Arpe, devenue ensuite Capitalia avant son rachat en 2007 par UniCredit, a été condamné à trois ans et sept mois.

"Nous sommes totalement surpris par cette décision", ont déclaré dans un communiqué les avocats de Matteo Arpe.

Cesare Geronzi, 78 ans, n'ira pas en prison en raison de son âge avancé, mais il pourrait être placé en résidence surveillée.

Les deux hommes peuvent encore contester la décision devant la Cour de cassation, ce que compte faire Matteo Arpe, ont indiqué ses avocats.

Ils avaient été reconnus coupables de faillite frauduleuse du groupe laitier, provoquée notamment par le rachat du producteur d'eau minérale Ciappazzi pour un montant surévalué. Son actionnaire était lourdement endetté auprès de Banca di Roma.

En 2003, le groupe Parmalat avait fait faillite après un scandale de fraude comptable de 14 milliards d'euros. Sous la direction d'Enrico Bondi, nommé administrateur judiciaire, Parmalat avait réussi à lever environ 1,5 milliard d'euros auprès de banques d'investissement et d'auditeurs qui avaient travaillé pour le groupe avant sa faillite. Enrico Bondi a conservé son poste jusqu'à la prise de contrôle par Lactalis l'an dernier.

Parmalat a défendu l'acquisition de Lactalis American Group en affirmant qu'elle servait l'intérêt du groupe, dans le cadre de son développement sur le marché nord-américain et qu'elle avait été réalisée à un juste prix.

Cette acquisition avait été approuvée à l'unanimité par le conseil d'administration de Parmalat et ses comités de gouvernance.

Lactalis, qui détient aujourd'hui 83,4% de Parmalat, a pris en 2011 le contrôle du groupe italien pour 4,3 milliards d'euros.

Valentina Accardo, avec Stephen Jewkes; Hélène Duvigneau pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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