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Marché : La hausse des banques dope les Bourses de la zone euro

Marché : La hausse des banques dope les Bourses de la zone euroMarché : La hausse des banques dope les Bourses de la zone euro

par Blandine Henault

PARIS (Reuters) - Hormis Londres, les Bourses européennes évoluent en hausse vendredi à mi-séance, soutenues par la progression des valeurs bancaires de la zone euro sur fond de spéculations concernant une réglementation moins stricte que prévu sur les créances douteuses, ce qui profiterait en particulier aux banques italiennes.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,75% à 5.419,81 points vers 11h40 GMT. Société Générale (+2,47%), Credit Agricole (+1,94%) et BNP Paribas (+2,03%) signent les trois plus fortes progressions de l'indice.

À Francfort, le Dax avance de 0,78% mais à Londres, le FTSE ne profite pas de ce mouvement touchant les seules banques de la zone euro et perd 0,02%.

La Bourse de Milan s'adjuge quant à elle 0,86% et celle de Madrid 0,85%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 avance de 0,4% et le Stoxx 600 de 0,38%. L'EuroStoxx 50 de la zone euro, fortement pondéré en valeurs bancaires, gagne 0,77%.

SOULAGEMENT SUR LES BANQUES ITALIENNES

Le mouvement haussier du secteur bancaire de la zone euro provient en premier lieu des banques italiennes, qui profitent de plusieurs informations de presse selon lesquelles le Conseil européen et le Parlement européen envisageraient une réglementation moins stricte sur les créances douteuses que celle proposée par le Banque centrale européenne.

Banco BPM (+6,59%), BPER Banca (+5,67%) et Ubi Banca (+4,76%) constituent ainsi le trio de tête du Stoxx 600.

L'indice sectoriel des banques de la zone euro gagne 1,71%.

La BCE a proposé en octobre de nouvelles directives visant à obliger les banques à constituer de nouvelles provisions pour leurs "prêts non performants" (non performing loans, NPL). Elle compte donner sept années aux banques pour provisionner les nouvelles créances douteuses garanties et deux ans pour les créances non garanties.

Cette réglementation impacterait fortement le secteur bancaire italien, handicapé par l'accumulation de plus de 200 milliards d'euros de créances douteuses, soit un quart de l'ensemble des NPL des banques de la zone euro.

Contraintes d'augmenter leurs provisions sur leurs prêts à risque, les banques italiennes pourraient freiner la distribution de crédit et être obligées de lever de l'argent frais.

Le secteur bancaire profite aussi par ailleurs de la remontée des rendements obligataires en Europe : celui du Bund allemand à 10 ans évolue à 0,367% après avoir touché 0,38% dans la matinée. Il était tombé début novembre vers 0,3%.

UNE DEMI-SÉANCE À WALL STREET

Autre secteur qui se distingue en Europe, le compartiment des produits alimentaires et des boissons monte de 0,52% après l'annonce par la Chine d'une baisse des droits à l'importation sur certaines catégories de produits.

A Paris, Danone prend 0,94% et Pernod Ricard gagne 1,05%.

A Wall Street, les futures sur les indices new-yorkais signalent une ouverture en légère hausse de 0,1% à 0,2%. Fermée la veille pour Thanksgiving, la Bourse de New York ne rouvrira que pour une demi-séance avec une clôture prévue à 18h00 GMT.

Sur le marché des changes, le dollar évolue en petite baisse face à un panier de devises de référence et s'achemine vers un repli de près de 0,5% sur l'ensemble de la semaine.

De son côté, l'euro reste ferme face au billet vert, à plus de 1,1850, soutenu par de solides indicateurs économiques dans l'union monétaire.

La confiance des entreprises allemandes s'est notamment améliorée contre toute attente en novembre, atteignant même un niveau sans précédent, augurant d'une solide performance de l'économie allemande au quatrième trimestre malgré un contexte politique pour le moment troublé.

Le marché pétrolier reste orienté à la hausse, ce qui permet au brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) d'afficher un nouveau plus haut de plus de deux ans à 58,69 dollars le baril. Le Brent, lui, se traite à plus de 63,75 dollars.

Si la fermeture temporaire de l'oléoduc nord-américain Keystone reste le principal facteur de soutien aux cours, les investisseurs se positionnent aussi dans l'attente de la réunion de pays producteurs de jeudi prochain à Vienne, qui pourrait prolonger l'accord d'encadrement de la production.

(édité par Marc Angrand)

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