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Marché : La Fed et/ou la BCE tirent l'euro vers le bas

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(CercleFinance.com) - La monnaie unique européenne restait jeudi midi sous le choc provoqué par la publication du compte-rendu du dernier comité de politique monétaire de la Fed, qui a relancé l'hypothèse d'une réduction des programmes de rachat d'actifs à brève échéance. A moins qu'il ne s'agisse du retour de la rumeur selon laquelle la BCE imposerait une rémunération négative des dépôts bancaires... Après un recul de 0,72% hier soir, l'euro s'érode encore symboliquement de 0,03% à 1,3437 dollar. Un point bas de 1,3400 dollar a été touché ce matin.

Selon les cambistes de Société Générale, 'les minutes du FOMC (le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, ndlr), qui suggèrent que les achats obligataires de la Fed vont ralentir dans les mois qui viennent si les statistiques économiques restent favorables, soutiennent le billet vert et tirent les taux d'intérêt vers le haut”.

Les spécialistes de RTFX confirment que “les minutes du FOMC ont montré que l'amélioration des conditions économiques pourrait déclencher la diminution du montant du programme de rachats d'actifs dans les prochains mois. Les membres de l'institut d'émission se sont montrés relativement optimistes concernant la synchronisation entre les performances économiques à l'avenir et leurs prévisions.”

Chez Barclays Bourse, on rapporte en outre que “d'après le président de la Fed de Saint-Louis, James Bullard, qui s'est exprimé sur Bloomberg, des chiffres d'emplois solides en novembre augmenteraient la probabilité du début de la réduction de QE dès le mois de décembre”. Ces données seront publiées pa le Bureau of Labor Statistics le vendredi 6 décembre.

Cependant, ces spécialistes estiment que “la diminution des rachats d'actifs de la part de la Fed (85 milliards par mois) qui est annoncée depuis mai dernier ne remettra pas en cause le biais accommodant de la politique monétaire américaine”.

'Une chose est sure, les investisseurs vont continuer de se montrer de plus en plus nerveux et indécis avant la prochaine réunion de la Fed mi-décembre, qui pourrait marquer le début du dénouement de sa politique accommodante', estiment de leur côté les analystes de Saxo Banque.

Mais il se pourrait que la véritable raison de la baisse de l'euro soit à rechercher ailleurs : “malgré les effets compréhensibles des minutes du FOMC sur le billet vert, il semblerait que la principale raison pour ce repli de l'euro/dollar soit à mettre sur le compte de la publication dans l'après-midi d'une dépêche Bloomberg selon laquelle la BCE envisageait un taux de rémunération des dépôts négatif”, rapporte encore RTFX.

Ce taux, qui est nul depuis l'été 2012, pourrait selon les rumeurs être abaissé à - 0,1%. Le but serait d'augmentation la vitesse de circulation de la monnaie et de lutter contre la déflation.

Par ailleurs, la devise de l'union monétaire européenne prend 0,84% contre le yen à 135,5 yens, mais elle reste stable contre le sterling comme le franc suisse à respectivement 0,8348 et 1,2316.

Dans la nuit, on a appris que l'indice PMI flash manufacturier chinois a reculé à 50, au mois de novembre, chiffre inférieur au consensus de 50,8. Pire : sa composante des nouvelles commandes passe en dessous du seuil d'expansion de 50.

De plus, s'inscrivant à 51,5 en novembre contre 51,9 en octobre, l'indice flash PMI composite Markit de l'Eurozone signale un léger ralentissement de la croissance pour le deuxième mois de suite, avec une évolution contrastée selon les pays. 'Ce nouveau ralentissement de la croissance va inciter les responsables politiques à prendre de nouvelles mesures pour éviter que la zone euro n'entre une nouvelle fois en récession', estime toutefois Chris Williamson, économiste principal à Markit.

Hier sur l'agenda statistique américain, si les ventes au détail ont agréablement surpris (+ 0,4% en octobre, pour une prévision de 0%), les reventes de logements ont baissé plus que prévu (- 3,3% contre - 3,2%).

Cet après-midi, toujours depuis les Etats-Unis, les opérateurs suivront de près les inscriptions hebdomadaires au chômage (consensus : 335.000 ; précédent : 339.000), les prix à la production industrielle et l'indice d'activité de la Fed de Philadelphie.


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