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Marché : La consommation des ménages tire la croissance allemande

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BERLIN (Reuters) - L'économie allemande a enregistré sa plus forte croissance trimestrielle en plus d'un an sur la période avril-juin, tirée par la consommation intérieure, laissant supposer qu'elle soutiendra la timide reprise de la zone euro.

Le produit intérieur brut (PIB) de l'Allemagne a bien augmenté de 0,7% sur la période avril-juin par rapport au trois premiers mois de l'année, a annoncé vendredi le Bureau des statistiques fédérales, confirmant ainsi sa première estimation.

Par rapport au deuxième trimestre 2012, la progression de 0,9% du PIB de la première économie de la zone euro est également confirmée.

La bonne performance de l'économie allemande pourrait pousser les économistes à revoir à la hausse leurs prévisions de croissance pour cette année.

Le gouvernement actuel table sur une croissance de 0,5% du PIB en 2013 mais le ministre des Finances, Wolfgang Schaüble, a déclaré cette semaine qu'elle pourrait atteindre 0,7%.

La consommation des ménages a été le principal contributeur à la hausse du PIB du deuxième trimestre.

En effet, la demande intérieure a contribué à hauteur de 0,5 point à la croissance et le commerce extérieur 0,2 point.

"Les éléments de cette croissance sont très positifs. Elle est principalement due à des facteurs internes , ce qui est de bon augure pour l'Allemagne et la zone euro", note Holger Sandteche, économiste chez Nordea.

"La croissance est solide - deux tiers proviennent de la demande intérieure et un tiers du commerce (...) Cela pourrait marquer le début d'une longue période de reprise des investissements", ajoute Christian Schulz (Berenberg Bank).

A un mois des prochaines élections fédérales allemandes, ces chiffres encourageants pour l'économie constitueront un argument électoral de poids pour l'actuelle chancelière Angela Merkel, qui brigue un troisième mandat.

Toutefois, le ministre de l'Economie et la Bundesbank se montrent plus prudents et ont déclaré que la croissance pourrait ralentir au second semestre, arguant que l'environnement international restait difficile et que la bonne tenue de l'activité du deuxième trimestre était principalement due à un effet de rattrapage.

Le marché du travail reste toutefois solide, élément susceptible de soutenir la consommation intérieure.

Alexandre Hudson, Constance de Cambiaire pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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