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Marché : L'euro à deux doigts des 1,36 dollar après la Fed

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(CercleFinance.com) - La monnaie unique européenne se tassait légèrement ce midi, non sans avoir atteint en tout début de matinée un point haut de 1,3584 dollar. Un niveau des plus proches du maxima des 1,3588 atteint hier soir, quelques heures après le comité de politique monétaire de la Fed. Vers 12 heures 45, l'euro se replie donc de 0,17% à 1,3546 dollar.

L'euro cède aussi 0,3% contre le yen à 123,28 yens, tout en cédant symboliquement 0,09% contre le sterling (à 0,8583) tout comme le franc suisse (à 1,2353).

A l'issue d'une réunion qui cette fois a duré deux jours, le conseil d'administration de la Fed a publié, hier soir après Bourse, un communiqué dont la première phrase est la suivante : 'les informations reçues depuis la dernière réunion du FOMC (le comité de politique monétaire de la Fed, ndlr), en décembre, suggèrent que la croissance de l'activité économique a ces derniers mois marqué une pause, qui résulte en majeure partie de perturbations liées aux conditions météorologiques et à d'autres facteurs temporaires'.

Si ni ses politiques de taux et d'opérations non-conventionnelles, ni ses objectifs (chômage, inflation) n'ont été modifiés, la Fed a donc changé le diagnostic qu'elle porte sur la marche de l'économie américaine. Le 12 décembre, la première phrase du communiqué du FOMC indiquait effectivement que “l'activité économique et l'emploi ont continué à se développer à un rythme modéré ces derniers mois, exception faite des perturbations climatiques.”

Cette annonce est survenue quelques heures après que le Bureau of Economic Analysis du Département du Commerce ait fait état d'une contraction inattendue de 0,1% du PIB des Etats-Unis au 4ème trimestre 2012. Aucun analyste interrogé n'attendait une baisse, les plus pessimistes penchant pour une hausse symbolique.

Selon les cambistes d'une grande banque parisienne, 'le communiqué du FOMC ne réservait aucune surprise'. Dans l'ensemble, 'le marché a compris que le PIB du 4ème trimestre ne reflète pas les tendances sous-jacentes de l'économie', ajoutent-ils.

Les analystes d'Aurel BGC reflètent bien ce sentiment dans leur commentaire de ce matin : à propos de la baisse du PIB US au T4, ils soulignent que 'les deux composantes les plus pénalisantes sont la variation des stocks (qui retranche 1,2 point de PIB) et les dépenses gouvernementales (- 1,2%). Ces deux facteurs négatifs étaient attendus, même si leur ampleur est extrêmement forte sur le trimestre. Mais les entreprises commencent l'année avec un ratio stocks/demande en recul. Au niveau des dépenses publiques, clairement, la chute de 15% des dépenses fédérales, notamment des dépenses militaires (-22%), est liée à la volonté du Trésor de retarder au maximum l'atteinte du plafond de la dette. La levée de cette contrainte jusqu'à la mi-mai milite pour un rebond violent des dépenses au premier trimestre.'

'Globalement, cette publication peut être perçue positivement car elle porte les germes d'un rebond de l'activité américaine en ce début d'année', pronostique Aurel BGC.

Reste qu'à court terme, le signal n'est pas favorable au dollar, qui s'est donc de nouveau affaibli hier soir et cette nuit à un nouveau record de faiblesse de ces 14 derniers mois.

Dans ce contexte, présume un autre intervenant, le rapport sur l'emploi américain, un indicateur clé dont la publication de l'édition de janvier est attendue demain, pourrait décevoir lui aussi.

Chez la banque canadienne FBN,le jugement est plus tempéré : “le FOMC a réussi à éluder le malaise que la DQ3 (le QE3, en français québécois) avait causé chez certains de ses membres et révélé par le procès-verbal de la dernière réunion, et le programme d'achats d'actifs a été reconduit.”

Et FBN d'ajouter : “le ton conciliant ne doit pas surprendre car on est très loin des seuils établis pour les taux de chômage et d'inflation, sans compter que l'économie américaine n'affiche pas la tenue que la Fed espérait en décembre dernier lorsqu'elle actualisait ses projections : le rapport préliminaire sur le PIB du quatrième trimestre indique que l'économie a crû d'à peine 1,5% en 2012 (T4/T4), donc moins vite que la prévision de tendance centrale de la Fed (1,7%-1,8%). Cela dit, le recul du PIB au T4 ne signifie pas que le programme d'achats d'actifs sera élargi car le FOMC impute une bonne part de cette faiblesse à des facteurs temporaires, climatiques notamment.”

Du côté des statistiques européennes de la matinée, on a appris que les ventes au détail ont nettement baissé au mois de décembre en Allemagne, reculant de 1,7% d'un mois sur l'autre. D'un an sur l'autre, les ventes ressortent même en repli de 4,7% en termes réels.

En outre, le nombre de chômeurs en Allemagne a diminué de 16.000 en janvier 2013 hors variations saisonnières, alors que Natixis attendait une hausse de 5.000. Cette baisse permet une contraction du taux de chômage à 6,8%, son plus bas niveau depuis la réunification, un niveau que le pays devrait peu ou prou maintenir cette année selon Natixis.

Cet après-midi, l'agenda statistique américain comportera notamment les revenus et dépenses des ménages, les inscriptions aux allocations chômage et l'indice PMI de Chicago.


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