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Marché : L'économie russe montre de nouveaux signes de faiblesse

Marché : L'économie russe montre de nouveaux signes de faiblesseMarché : L'économie russe montre de nouveaux signes de faiblesse

MOSCOU (Reuters) - L'économie russe s'est contractée en rythme annuel au cours des deux derniers mois, a annoncé vendredi le ministère de l'Economie, un recul qui conforte les craintes d'une récession en 2014 sur fond de tensions commerciales liées à l'Ukraine.

Dans son rapport macroéconomique hebdomadaire, le ministère estime que le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,2% en juillet par rapport au même mois de l'an dernier, après une baisse de 0,1% en juin.

Le nouveau chiffre publié pour juin tranche avec l'estimation initiale, qui donnait une croissance de 0,6% après +1,3% en mai.

"La révision est forte. C'est globalement un signal préoccupant qui suggère que l'économie continue à perdre de son élan", a commenté Dmitri Polevoï, chef économiste en charge de la Russie chez ING.

Les estimations de croissance du ministère sont publiées quelques jours après des chiffres du Service national des statistiques montrant une baisse de 2% de l'investissement en juillet, après un bref rebond en juin, et une hausse de 1,1% seulement des ventes au détail.

Le gouvernement de Dmitri Medvedev prévoit officiellement une croissance de 0,5% cette année et le ministère de l'Economie a déclaré récemment tabler sur un chiffre d'environ 1%.

Pour Dmitri Polevoï, ces prévisions semblent toutefois de plus en plus difficiles à atteindre. Sur les sept premiers mois de l'année, le PIB russe a augmenté de 0,7% selon les derniers chiffres du ministère de l'Economie mais ce rythme devrait ralentir.

"Le risque d'une croissance négative (du PIB) en rythme annuel est toujours élevé et les tensions géopolitiques vont probablement accroître les risques", dit l'économiste d'ING.

Le ralentissement de la croissance s'accompagne d'importantes sorties de capitaux et d'une chute de l'investissement, que les analystes expliquent par la crise ukrainienne et à l'impact des sanctions occidentales.

Des économistes interrogés fin juillet par Reuters ont dit s'attendre en moyenne à une croissance de 0,3% seulement sur l'ensemble de 2014.

(Jason Bush et Maria Kiselyova,; Marc Angrand pour le service français)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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