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Marché : L'appétit pour le risque reste pour l'instant à l'abri du doute

mercredi 3 juin 2020 à 18h43
Marché : L'appétit pour le risque reste pour l'instant à l'abri du doute

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte hausse mercredi et confirmé leur retour aux niveaux de début mars, une nouvelle série d'indicateurs économiques ayant conforté le sentiment général de foi en la reprise économique, conforté par le soutien massif des banques centrales.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 3,36% (163,41 points) à 5.022,38 points, sa première clôture à plus de 5.000 points depuis le 6 mars, ramenant ainsi son repli depuis le début de l'année à 16%.

A Londres, le FTSE 100 a gagné 2,64% et à Francfort, le Dax a progressé de 3,88%. L'indice EuroStoxx 50 a pris 3,5%, le FTSEurofirst 300 2,52% et le Stoxx 600 2,54%.

Ce dernier affiche sept clôtures positives sur les huit dernières séances et un rebond de plus de 37% par rapport à son point bas du 16 mars.

Les investisseurs continuent ainsi de saluer les multiples signes de reprise de l'activité dans les pays qui lèvent peu à peu les mesures de confinement prises en mars et en avril, une tendance que la Banque centrale européenne (BCE) pourrait soutenir en annonçant jeudi une augmentation massive de ses achats d'actifs.

LES INDICATEURS DU JOUR

Aux Etats-Unis, le secteur privé a supprimé moins d'emplois qu'attendu en mai selon l'enquête mensuelle du cabinet ADP, qui recense 2,76 millions de suppressions de postes contre 19,56 millions en avril et neuf millions attendues par le consensus Reuters.

L'indice ISM d'activité du secteur privé américain est lui aussi meilleur que prévu puisqu'il est remonté à 45,4 en mai après 41,8 en avril et 44,0 attendu par le marché.

En Europe, les résultats définitifs des enquêtes d'IHS Markit sur l'activité du secteur privé traduisent eux aussi une amélioration, même si le choc de mars-avril est encore très loin d'être effacé.

En tout début de journée, l'indice PMI des services chinois avait montré une croissance de l'activité pour la première fois depuis janvier.

VALEURS

Les plus fortes hausses sectorielles du jour en Europe ont profité aux secteurs de l'assurance, qui a bondi de 6,77%, de l'automobile (+4,38%) et des banques (+4,16%).

Parmi les grands assureurs, Axa a pris 9,89% après avoir annoncé une simple réduction de son dividende alors que certains analystes craignaient une annulation pure et simple. Dans son sillage Allianz a gagné 8,51% et Generali 4,89%. Selon une source proche de Leonardo Del Vecchio, l'homme d'affaires n'envisagerait pas de rapprochement entre Generali et Axa.

Dans l'automobile, Renault s'est adjugé 10,3% après l'officialisation du prêt bancaire de cinq milliards d'euros garanti par l'Etat français.

A la traîne, LVMH a limité sa progression à 1,86% après des informations de presse selon lesquelles le groupe de luxe s'interroge sur le projet de rachat de Tiffany.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street était toujours bien orientée, le Dow Jones s'adjugeant 1,73%, le Standard & Poor's 500 1,24% et le Nasdaq Composite 0,69%. Ce dernier évolue à moins de 2% de son record historique de février.

L'indice de volatilité du CBOE, baromètre de la nervosité des investisseurs, a touché en matinée son plus bas niveau depuis le 3 mars à 25,48.

CHANGES

Le regain d'intérêt pour les actifs plus risqués a fait tomber le dollar à son plus bas niveau depuis le 12 mars face à un panier de devises de référence (-0,48%).

L'euro, au contraire, continue de bénéficier de la perspective d'une augmentation de la force de frappe de la BCE jeudi: il gagne 0,65% face au billet vert à 1,1242 et 0,88% face au yen à 122,44.

TAUX

Sur le marché obligataire, le désintérêt des investisseurs pour les valeurs refuges se traduit par une remontée des rendements, à -0,352% pour le Bund allemand à dix ans, en hausse de six points de base sur la journée et qui retrouve son niveau de la mi-avril.

Le dix ans américain prend quant à lui près de huit points à 0,7573%.

PÉTROLE

La tendance s'est inversée sur le marché pétrolier, rattrapé par les doutes sur le calendrier et la teneur des prochaines décisions de l'Opep et de ses alliés: le Brent, après avoir franchi le seuil des 40 dollars le baril pour la première fois depuis mars, cède désormais 0,48% à 39,38 dollars tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonne 0,05% à 36,83 dollars.

L'Arabie saoudite et la Russie ont conclu un accord pour prolonger d'un mois les réduction de production visant à soutenir les prix mais la tenue d'une réunion de l'"Opep+" dès jeudi est peu probable, a-t-on appris de plusieurs sources du secteur.

Les prix souffrent aussi de l'annonce d'une augmentation des stocks de produits raffinés aux Etats-Unis, qui occulte la baisse inattendue des réserves de brut.

A SUIVRE JEUDI:

La journée de jeudi sera animée par les décisions de politique monétaire de la BCE, qui doit aussi présenter ses nouvelles prévisions de croissance et d'inflation, ainsi que par les chiffres hebdomadaires des inscriptions au chômage aux Etats-Unis.

(Répétition mastic dans le paragraphe sur le pétrole)

(Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2020 Thomson Reuters

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