Bourse > Actualités > Points de marchéffrfrfr > Marché : L'AMF met en garde Paris sur les risques posés par la taxe Tobin

Marché : L'AMF met en garde Paris sur les risques posés par la taxe Tobin

Marché : L'AMF met en garde Paris sur les risques posés par la taxe TobinMarché : L'AMF met en garde Paris sur les risques posés par la taxe Tobin

PARIS (Reuters) - L'Autorité des marchés financiers (AMF) a mis en garde lundi François Hollande sur les risques de délocalisations posés par le projet de taxe sur les transactions financières préparée par la Commission européenne.

Adopté dans l'enthousiasme en octobre 2012 par 11 pays (France, Allemagne, Italie, Espagne, Autriche, Portugal, Belgique, Estonie, Grèce, Slovaquie, Slovénie), le projet suscite actuellement une montée de réserves de la part des gouvernements inquiets des modalités de sa mise en oeuvre et de ses possibles conséquences négatives.

Le président de l'AMF a indiqué à sa sortie d'un entretien avec le président français que le projet actuel constituait une menace pour la place financière de Paris.

"Je pense effectivement que la version qui est sur la table mettrait en risque une partie de l'industrie financière française dans la mesure où plusieurs pays importants, notamment en matière de gestion financière et marchés financiers, à savoir le Luxembourg, l'Irlande et Londres ne font pas partie des 11", a déclaré Gérard Rameix à la presse après avoir remis le rapport annuel de son institution au président français.

"Le risque c'est que beaucoup d'activités peuvent être facilement délocalisées pour échapper à la taxe", a-t-il ajouté, notant qu'il doutait que la taxe puisse contribuer autant que prévu à la consolidation budgétaire en Europe.

"Je ne crois pas qu'elle ait la moindre chance de rapporter autant que le prévoit la Commission", a-t-il ajouté.

Des hauts fonctionnaires européens pensaient que la taxe sur les transactions financières permettrait de lever jusqu'à 35 milliards d'euros par an.

Mais ce calcul devrait être revu à la baisse car il prenait pour base une taxe représentant 0,1% de la valeur des transactions concernées alors qu'elle pourrait être réduite à 0,01% et porter sur une assiette de produits financiers beaucoup plus restrictive.

Selon des informations recueillies par Reuters, les pays européens envisagent de réduire radicalement la portée de la taxe suite à un travail de lobbying important des banques et des intermédiaires financiers.

Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse

Copyright © 2013 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...