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Marché : JPMorgan pourrait céder son pôle de matières premières à Mercuria

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par Dmitry Zhdannikov

LONDRES (Reuters) - JPMorgan Chase est en négociations exclusives avec la société de négoce Mercuria en vue de lui céder son activité physique de matières premières, l'un des bureaux new-yorkais les plus puissants sur les marchés du pétrole et des métaux, apprend-on mercredi de deux sources proches du dossier.

JPMorgan a décidé l'an dernier de vendre cette activité de négoce, qui pèse des milliards de dollars, à la suite d'un durcissement marqué du cadre réglementaire imposé aux banques, encouragées à se recentrer sur leur métier de base de distribution de crédit, au détriment des activités spéculatives.

Mercuria était en concurrence avec la banque australienne Macquarie Group et le fonds d'investissement Blackstone Group pour ce rachat, précise-t-on de mêmes sources.

"Cette semaine, JPM est entrée en négociations exclusives avec Mercuria", a déclaré l'une d'entre elles.

L'accord définitif pourrait prendre quelques mois, a précisé une des sources. Si elle se confirme, cette opération projettera Mercuria dans le haut du classement des maisons de négoce, avec Glencore Xstrata, Vitol et Trafigura.

Les groupes de négoce privés, faiblement régulés, ont été les premiers à bénéficier du retrait des banques du trading de matières premières au cours des deux dernières années.

Des sociétés telles que Glencore et le groupe pétrolier russe Rosneft ont embauché des équipes entières de traders auprès de banques comme Morgan Stanley, mais Mercuria pourrait être le premier négociant à absorber toute une branche de négoce appartenant à une banque.

JPMorgan et Mercuria - qui a été fondé par deux anciens dirigeants de Goldman Sachs - ont refusé de commenter ces informations.

La valorisation de l'opération n'a pas encore été déterminée et dépendra largement des stocks importants de pétrole et de métaux de la banque, a précisé une des sources.

Dans des documents qui ont circulé parmi les acheteurs potentiels, JPMorgan valorisait son activité physique de matières premières à 3,3 milliards de dollars (2,45 milliards d'euros), avec un bénéfice annuel de 750 millions de dollars.

JPMorgan avait payé près de deux milliards de dollars pour racheter l'essentiel de cette activité à RBS en 2010.

Avec Oleg Vukmanovic, Veronica Brown, Henning Gloystein et David Sheppard,; Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand

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