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Marché : Euler Hermes voit l'export repartir en 2017-2018

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PARIS (Reuters) - Les exportations françaises de biens et de services devraient croître de 39 milliards d'euros cette année et de 37 milliards en 2018 sous l'effet d'un contexte porteur, même si l'export reste le talon d'Achille de la croissance française, selon l'assureur-crédit Euler Hermes.

Ce rebond, après un recul de 5,4 milliards en 2016, résulte principalement d'une hausse de la demande en provenance de la zone euro, dans un contexte de rebond du commerce mondial, dont la zone euro profite à plein.

Pour les seules exportations de biens, la demande additionnelle devrait atteindre 25 milliards d'euros cette année et 21 milliards en 2018, après -2,2 milliards en 2016, estiment les économistes d'Euler Hermes.

La plus grande partie de ce surplus de demande (60%) émanera de la zone euro, les destinations les plus porteuses étant l'Allemagne (+ 4,8 milliards d'euros), les Etats-Unis (+1,9 milliard) et les Pays-Bas (+1,5 milliard).

Les principaux bénéficiaires de cette demande externe additionnelle seront les secteurs traditionnellement porteurs à l'export, à savoir les machines et équipements - qui incluent l'aéronautique - pour 5,5 milliards d'euros, l'agroalimentaire, pour 4,3 milliards, ainsi que la chimie, pour 2,9 milliards.

Malgré cette progression des exportations liée à une dynamique conjoncturelle porteuse, le commerce extérieur français souffre toujours de faiblesses structurelles qui le rendent notamment plus dépendant de la croissance dans les pays voisins, observe l'assureur-crédit.

"Le déficit commercial se creuse, parce qu'on importe : pour chaque euro de consommation en France, 33 cents sont importés et pour chaque euro d'investissement en France, 25 cents sont importés", a souligné Ludovic Subran, chef économiste d'Euler Hermes, lors d'un point presse.

A 48,6 milliards d'euros pour les seuls échanges de biens en cumul sur les neuf premiers mois de l'année, le déficit commercial de la France est déjà aussi élevé que celui enregistré sur l'ensemble de l'année 2016, qui s'était élevé à 48,1 milliards d'euros.

Au-delà d'un nombre d'exportateurs moins élevé que celui de ses voisins européens comme l'Italie ou l'Allemagne, la France souffre également d'un défaut d'innovation, juge Ludovic Subran.

Alors qu'un contenu fort en R&D tire vers le haut la compétitivité des exportations, la performance française s'est détérioriée et c'est ce fossé du contenu technologique des exportations que la France doit combler, note-t-il.

Selon les économistes d'Euler Hermes, les exportations en volume devraient progresser de 3,3% cette année et de 4,8% l'an prochain, après une croissance limitée à 1,9% en 2016.

Plus largement, ils tablent sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,8% en 2017 et de 1,9% en 2018.

(Myriam Rivet, édité par)

Copyright © 2017 Thomson Reuters

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