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Marché : EDF envisagerait de verser à nouveau un dividende en cash en 2022

mercredi 16 décembre 2020 à 19h10
Marché : EDF envisagerait de verser à nouveau un dividende en cash en 2022

PARIS (Reuters) - EDF envisage de verser à nouveau un dividende en numéraire en 2022, selon un communiqué publié mercredi par les six administrateurs salariés du groupe, alors que l'électricien public propose depuis 2016 un paiement en actions nouvelles auquel l'Etat français a systématiquement souscrit.

Les administrateurs salariés, parrainés par la CGT, FO, la CFDT et la CFE-CGC, ont également annoncé avoir rejeté "unanimement" le projet de budget 2021 et le plan moyen terme 2021-2023 d'EDF, présentés jeudi sur fond de négociations entre Paris et Bruxelles sur une nouvelle régulation du parc nucléaire français, qui s'accompagnerait d'une réorganisation du groupe connue sous le nom d'Hercule.

"Les administrateurs salariés le disent haut et fort : oui, la situation d'EDF est difficile mais non, la solution ne passe pas fatalement par le projet Hercule, qui est un démantèlement programmé d'EDF malgré toutes les communications garantissant un caractère intégré pérenne", écrivent-ils.

"La première prérogative d'un [conseil d'administration] étant d'arrêter la stratégie en instruisant plusieurs options stratégiques, nous demandons que ce soit le cas. Nous ne pouvons accepter de n'avoir qu'une seule solution préformatée en toute opacité."

Les administrateurs salariés se font ainsi l'écho des inquiétudes des syndicats, qui appellent à une nouvelle journée de grève jeudi pour rejeter le projet Hercule.

Censé améliorer les capacités d'investissement et de financement d'EDF, confronté à de lourdes dépenses pour prolonger la durée de vie de ses centrales et en construire de nouvelles, Hercule prévoit notamment une séparation entre le parc nucléaire existant d'EDF et une grande partie de ses activités liées aux énergies renouvelables, ainsi qu'une ouverture du capital de ces dernières.

Sa mise en oeuvre, qui suivrait une nouvelle régulation mettant en place des revenus garantis pour la production nucléaire d'EDF, constituerait selon les syndicats un premier pas vers un démantèlement et une privatisation du groupe.

L'Etat français, qui détient aujourd'hui 83,7% du capital d'EDF, a opté ces dernières années pour un dividende en titres, laissant ainsi plusieurs milliards d'euros dans les caisses de l'entreprise.

Selon les administrateurs salariés d'EDF, le groupe prévoit en outre "de nouveaux gains de productivité". Fin juillet, il a annoncé un objectif de 500 millions d'euros de réduction des charges opérationnelles entre 2019 et 2022.

EDF n'a pas souhaité commenter ces informations.

(Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2020 Thomson Reuters

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