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Marché : Deux ex-salariés de JPMorgan dans le viseur de la justice

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NEW YORK (Reuters) - Les autorités américaines envisagent de demander l'arrestation de deux anciens employés de JPMorgan Chase & Co qu'elles soupçonnent d'avoir maquillé les pertes de la banque dans l'affaire de la "baleine de Londres", selon deux sources au fait du dossier.

La perte de trading de 6,2 milliards de dollars (4,6 milliards d'euros) imputée au trader français Bruno Iksil, en poste à Londres et surnommé "la baleine" à cause de l'ampleur de ses positions sur les marchés dérivés, a suscité un scandale et entaché la réputation de la première banque américaine.

Selon les sources, l'enquête se concentre sur Javier Martin-Artajo, qui était le superviseur direct de Bruno Iksil à Londres, et dans une moindre mesure sur Julien Grout, le "junior trader" d'Iksil. Tous deux ont, comme la "baleine", quitté JPMorgan & Chase depuis.

Reuters a rapporté jeudi d'Iksil avait décidé de coopérer avec les autorités fédérales et échapperait ainsi à un procès. Selon les sources, sa coopération sera essentielle pour mettre en cause sa hiérarchie.

Les autorités pourraient demander l'arrestation des deux hommes à Londres et leur extradition, ont-elles ajouté.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès des avocats des ex-salariés de JPMorgan & Chase.

Les positions astronomiques de Bruno Iksil sur les marchés des dérivés ont été dénouées en avril 2012. Le Français travaillait alors au sein d'une cellule appelée Chief Investment Office et dont les paris sur des produits exotiques ont augmenté après la crise financière de 2008.

L'enquête pénale vise à établir si l'un des responsables de l'office londonienne a cherché délibérément à masquer les pertes en gonflant la valeur des positions inscrites dans les livres de comptes de JP Morgan dans les premiers mois de 2012.

Selon une source proche de la structure du groupe, c'est Julien Grout, le junior trader, qui retranscrivait la valeur des positions dans les livres.

Une série de communications entre Iksil, Martin-Artajo et d'autres collègues montre en outre qu'Iksil, voyant augmenter les pertes dans son portefeuille, a demandé au groupe de les réduire et de vendre des positions mais a reçu en réponse la consigne de continuer à accroître ses positions.

Emily Flitter et Matthew Goldstein, Véronique Tison pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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