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Marché : Bruxelles juge faible le risque de déflation dans la zone euro

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par Martin Santa

BRUXELLES (Reuters) - Le risque de déflation dans la zone euro est minime, a déclaré lundi la Commission européenne, même si la hausse des prix s'annonce plus faible encore que prévu cette année et l'an prochain, en partie à cause de la vigueur de l'euro et de la lenteur de la reprise.

Les prix à la consommation ne devraient augmenter que de 0,8% cette année et de 1,2% en 2015 après une hausse de 1,3% en 2013, restant ainsi bien en dessous de l'objectif affiché par la Banque centrale européenne (BCE) de taux d'inflation "inférieurs à, mais proches de 2%".

Les nouvelles prévisions sont inférieures à celles de 1,0% pour 2014 et 1,3% pour 2015 publiées en février par l'exécutif communautaire.

Les prix à la consommation dans les 18 pays utilisant la monnaie unique n'augmentent que très lentement en raison, entre autres, d'un chômage toujours historiquement élevé, des coupes effectuées par les Etats dans leurs dépenses et de la faiblesse persistante du crédit bancaire.

"L'inflation pourrait se révéler plus basse qu'envisagé dans le scénario central si la situation du marché du travail et les prix des matières premières se révèlent plus faibles qu'attendu", ajoute la CE dans ses prévisions de printemps.

"Cependant, la possibilité d'une véritable déflation, définie comme une baisse généralisée et auto-entretenue des prix dans la zone euro dans son ensemble, reste très faible."

Les économistes interrogés par Reuters ne prévoient aucune modification à la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) à l'issue de la réunion de jeudi.

La moitié d'entre eux environ s'attendent à voir l'institution de Francfort prendre ultérieurement de nouvelles initiatives, soit en réduisant les taux, soit en achetant des actifs financiers sur les marchés, pour soutenir le crédit et une croissance économique qui reste inférieure à celle des autres grandes régions du monde.

La CE a en effet confirmé lundi s'attendre à une croissance de 1,2% seulement dans la zone euro cette année, et elle a revu en légère baisse sa prévision 2015, à 1,7% contre 1,8% attendu en février.

"Globalement, la demande intérieure devrait devenir le vecteur essentiel de la croissance sur la période de prévision. Les dépenses des consommateurs devraient progressivement alimenter la croissance à mesure que les revenus réels bénéficieront d'une inflation plus basse et de la stabilisation du marché du travail", explique la Commission.

La CE table sur un taux de chômage en léger repli à 11,8% cette année dans la zone euro après 12,0% en 2013, et sur une nouvelle baisse à 11,4% en 2015.

(Martin Santa; Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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