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Marché : Berlin ne veut pas remettre en cause le vote tournant à la BCE

Marché : Berlin ne veut pas remettre en cause le vote tournant à la BCEMarché : Berlin ne veut pas remettre en cause le vote tournant à la BCE

par Stephen Brown et Eva Taylor

BERLIN (Reuters) - L'Allemagne ne voit aucune raison de remettre en cause le principe du vote tournant au sein de la Banque centrale européenne (BCE) qui prendra effet à l'occasion de l'entrée de la Lituanie dans la zone euro l'an prochain, et ce en dépit d'un risque de perte d'influence de la Bundesbank, a fait savoir le ministère allemand des Finances lundi.

Certains hommes politiques allemands, conservateurs pour la plupart, soutiennent que l'Allemagne, qui a apporté un peu plus du quart du capital de la BCE, doit conserver un droit de vote permanent, une position qui n'a pas l'aval de Berlin.

"Nous ne voyons aucune raison de faire des changements à l'heure actuelle", a déclaré la porte-parole du ministère Marianne Kothe. "Les raisons de ce principe restent valables".

La Commission européenne et la BCE ont donné début juin leur feu vert à une entrée de la Lituanie dans la zone euro au 1er janvier 2015.

L'adhésion de la Lituanie aura une conséquence particulière pour la BCE en ce que le Conseil des gouverneurs atteindra alors une taille réclamant un système de vote différent.

Les gouverneurs - qui seront alors au nombre de 19 - seront répartis en deux groupes en fonction de la taille des économies pour assurer en principe une prise de décision fluide au sein de l'institut d'émission.

Une fois la Lituanie intégrée, l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne et les Pays-Bas - pays dont les secteurs financiers sont les plus lourds de la zone euro - partageront quatre votes. Les 14 pays restants obtiendront 11 votes.

Le système de vote avait été mis en place par l'UE et la BCE en 2003 mais jusqu'à présent le nombre de pays membres de la zone euro n'avait pas augmenté suffisamment pour déclencher le système tournant.

Modifier ce dernier système exigerait d'amender le traité de l'UE, ce qui nécessite un vote à l'unanimité. Dans la mesure où Berlin n'y est pas favorable, une telle alternative semble improbable.

(Stephen Brown et Gernot Heller,; Patrick Vignal et Wilfrid Exbrayat pour le service français)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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