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Marché : Lourde perte pour rim, le lancement du blackberry 10 reporté

Lourde perte pour rim, le lancement du blackberry 10 reportéLourde perte pour rim, le lancement du blackberry 10 reporté

TORONTO (Reuters) - Le canadien Research in Motion (RIM) a publié jeudi soir une perte d'exploitation plus marquée que prévu, la première en huit ans, et reporté au début de l'année prochaine la commercialisation de sa nouvelle génération de smartphones BlackBerry.

Aussitôt près l'annonce, l'action RIM a plongé de 18% dans les échanges d'après-Bourse, à 7,50 dollars.

Le lancement du nouveau BlackBerry 10, initialement prévu fin 2012, a pris du retard en raison de délais de développement plus longs qu'anticipé, a expliqué le groupe.

RIM, qui s'est engagé à réduire ses coûts d'exploitation d'un milliard de dollars cette année, a également dit prévoir la suppression de 5.000 postes, soit 30% de ses effectifs, alors que ses ventes de BlackBerry ont fortement reculé pour le deuxième trimestre d'affilée.

La perte nette ajustée du groupe est ressortie à 192 millions de dollars (154 millions d'euros), soit 37 cents par action, sur les trois mois au 2 juin. Son chiffre d'affaires a diminué de 43% à 2,8 milliards de dollars.

Les analystes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une perte de 7 cents par action sur un chiffre d'affaires de 3,07 milliards de dollars.

Un an auparavant, le groupe affichait un bénéfice net de 695 millions de dollars, ou 1,33 dollar par action, sur des ventes de 4,91 milliards.

RIM a dit s'attendre à essuyer une nouvelle perte d'exploitation au deuxième trimestre, en raison de la baisse de ses ventes de smartphones.

Le groupe a écoulé seulement 7,8 millions de smartphones BlackBerry au trimestre dernier, contre plus de 14 millions deux trimestres auparavant. C'est la première fois depuis fin 2009 qu'il vend moins de 10 millions d'appareils sur un trimestre.

"Du point de vue des chiffres cela pourrait difficilement être pire et cela ne va qu'empirer", commente Edward Snyder, directeur de Charter Equity Research à San Francisco, qualifiant les résultats de "désastreux".

"Les licenciements ne sont pas gratuits", souligne pour sa part Shaw Wu, analyste pour Sterne Agee à San Francisco. "Il faut qu'ils soient très prudents avec leur solde de trésorerie. C'est à présent une question de survie."

Alastair Sharp, Natalie Huet pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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