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Marché : Londres propose d'améliorer le libor, pas de le remplacer

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par Huw Jones

LONDRES (Reuters) - L'autorité britannique des services financiers (FSA) présente vendredi un projet en 10 points visant à améliorer le Libor, sans aller jusqu'à la suppression de ce taux interbancaire de référence au coeur d'un scandale de manipulation des cours.

Son directeur Martin Wheatley reconnaît les problèmes que pose les taux du Libor (London interbank offered rates), mais juge qu'ils sont trop ancrés dans le système financier pour les remplacer.

Il n'y a pas d'alternative pour le moment et tout passage à un nouveau taux de référence serait difficile, estime-t-il.

"Le système est cassé et a besoin d'être complètement remanié", déclare Martin Wheatley, dans un discours publié à l'avance.

Mais à plus long terme, il faudrait que les acteurs des marchés financiers examinent la possibilité d'utiliser d'autres taux de référence, ajoute-t-il.

Ce projet représente la première tentative des régulateurs britanniques pour tenter de rétablir la confiance dans le Libor, qui a perdu de sa crédibilité après la découverte d'une manipulation par Barclays et d'autres banques.

Toutefois, le directeur du FSA est confronté d'un côté à ceux qui réclament une réforme rapide du taux interbancaire et de l'autre à la pression des professionnels qui résistent à toute transformation radicale du système.

Le projet de réforme comprend notamment la mise en place d'un audit des banques qui contribuent au calcul du Libor afin de s'assurer qu'elles ne donneront pas des taux falsifiés dans le but de tirer partie de leurs positions sur le marché.

Le calcul du Libor, qui est censé refléter le taux auquel les banques se prêtent entre elles, sera basé sur les transactions effectives, au lieu d'estimations comme c'était le cas auparavant, précise Martin Wheatley, qui souhaiterait en outre que des sanctions pénales soient prévues en cas de manipulation.

Les taux peu utilisés, comme les taux en dollar australien ou canadien, seront progressivement abandonnés, tout comme les échéances à quatre, cinq, sept, huit, 10 et 11 mois, ramenant le nombre de taux du Libor fixé chaque jour de 150 à 20.

Il sera également demandé à un plus grand nombre de banques de soumettre leurs taux d'emprunt pour servir de base au calcul.

Enfin, l'Association des banques britanniques (BBA) sera remplacée comme prévu par une nouvelle entité, non encore définie, chargée de superviser le système.

La BBA tait chargée depuis 1986 du calcul du Libor, qui sert de base à la fixation des prix de contrats financiers représentant un marché de 350.000 milliards de dollars (272.230 milliards d'euros) dans le monde, des crédits immobiliers aux crédits à la consommation.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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