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Marché : Les valeurs bancaires françaises repartent en baisse

Les valeurs bancaires françaises repartent en baisseLes valeurs bancaires françaises repartent en baisse

PARIS (Reuters) - Les valeurs bancaires françaises ont testé un rebond jeudi matin à la Bourse de Paris avant de se retourner et de chuter lourdement, Société générale en tête.

L'action SocGen abandonnait autour de 5,6% à 12h15 et BNP Paribas environ 4,8%. Les deux autres plus fortes baisses de l'indice CAC 40 étaient aussi des valeurs financières, Axa (-3,6%) et Crédit agricole (-1,5%).

"La volonté de ces attaques, c'est de forcer la SG à faire une augmentation de capital, qui est le cheval de bataille de quelques analystes et hedge funds depuis quelques mois", déclare un analyste financier basé à Paris, qui n'a pas souhaité être nommé, à propos de la Société générale.

"Leur raisonnement consiste à dire que le groupe ne génère pas suffisamment de capital pour faire face au ratio de capital de plus de 9% en 2013."

Le titre Société générale a dévissé de 14,74% mercredi, abandonnant jusqu'à près d'un quart de sa valeur en séance, et la banque a dû démentir une série de rumeurs de marché liées à sa solidité financière et à des spéculations sur la note souveraine de la France.

L'ensemble des valeurs bancaires européennes ont été attaquées mercredi, les françaises et les italiennes en particulier, non seulement plombées par les spéculations sur le "triple A" français mais aussi par un regain des craintes d'extension de la crise de la dette à l'Italie et des spéculations sur le plan d'aide grec.

La Société générale a demandé à l'Autorité des marchés financiers d'ouvrir une enquête sur ces rumeurs, qui lui ont fait perdre mercredi 3 milliards d'euros de capitalisation en une seule journée.

"Voilà: vous trouvez une banque qui est un peu fragile et vous essayez de l'envoyer au tapis. Pourquoi la Socgen ? Parce que depuis l'affaire Kerviel, les résultats sont en dents de scie, parce qu'aussi elle est en train de modifier son business model", a estimé l'analyste parisien.

La Société générale, déjà ébranlée en 2008 par l'affaire Kerviel, peine à retrouver la confiance des investisseurs après plusieurs avertissements sur ses résultats pendant la crise financière.

Le groupe bancaire a annoncé il y a une semaine qu'elle renonçait à ses objectifs financiers pour 2012 en raison d'une détérioration de l'environnement économique et financière à la suite de la crise de la dette en zone euro et aux Etats-Unis.

Matthieu Protard, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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