Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Les valeurs bancaires chutent en europe, craintes sur la grèce

Marché : Les valeurs bancaires chutent en europe, craintes sur la grèce

tradingsat

PARIS (Reuters) - Les valeurs bancaires européennes chutent mardi en Bourse en raison des craintes croissantes du marché à l'égard des dettes souveraines, et plus particulièrement de la Grèce.

En outre, selon l'agence de notation Standard & Poor's, le rebond modeste des activités du secteur bancaire européen enregistré depuis la fin de la crise financière de 2008-2009 est en passe de se gripper en raison des perspectives de croissance mitigées dans la zone euro et de marchés de capitaux à la fois volatiles et hostiles au risque.

Vers 15h30, l'indice Stoxx des banques européennes abandonne 2,8%, alors qu'il était léger retrait à la mi-séance (-0,3%), et le secteur entraîne dans sa chute les places européennes. La Bourse de Paris recule de 1,31% et Francfort de 1,27%, tandis qu'Athènes cède 0,76%.

Les banques françaises Société générale (-6,02%), Crédit agricole (-5,65%) et BNP Paribas (-5,06%) accusent les plus fortes baisses du CAC 40. La grecque EFG Eurobank perd 7,82% et l'italienne Banca Milano 5,42%.

"La crise de la dette souveraine et plus précisément la situation de la Grèce effraie les investisseurs. Le plan de sauvetage de cette dernière ne sera peut être pas mis en place", explique Saxo Banque dans une note.

Personne n'était disponible dans l'immédiat chez Crédit agricole et BNP Paribas pour un commentaire. De son côté, la Société générale ne fait aucun commentaire.

"Même s'il y a beaucoup d'exagérations par rapport au secteur, on finit par ne pas trop savoir quelle est la véritable exposition des banques aux dettes souveraines entre ce que les établissements prétendent et ce qu'annonce le FMI", note de son côté Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse.

Selon une source européenne, le FMI estime que les banques européennes risquent d'être confrontées à un manque de fonds propres de l'ordre de 200 milliards d'euros pour affronter la crise de la dette souveraine dans la zone euro et un ralentissement de la croissance.

Franklin Pichard ajoute que l'on parle de plus en plus d'une faillite de la Grèce, ce qui accroît la nervosité des investisseurs.

Depuis fin mai, l'indice des banques européennes a fondu de plus de 35%, faisant ressurgir le spectre des augmentations de capital, relèvent des analystes.

"Chacun se demande quel sera le premier établissement à ouvrir le bal", indique Franklin Pichard.

Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Gilles Guillaume

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...