Bourse > Actualités > Points de marché > Marché : Les marchés saluent la nomination d'un nouveau dg chez ubs

Marché : Les marchés saluent la nomination d'un nouveau dg chez ubs

Les marchés saluent la nomination d'un nouveau dg chez ubsLes marchés saluent la nomination d'un nouveau dg chez ubs

ZURICH (Reuters) - Les marchés ont bien accueilli la nomination d'un nouveau directeur général pour UBS qui devra redimensionner la banque d'investissement après le scandale suscité par les pertes de 2,3 milliards de dollars consécutives à des transactions non autorisées d'un de ses traders à Londres.

Vers 08h30 GMT, l'action d'UBS, qui a déjà perdu plus de 34% depuis janvier, bondit de 2,87% à 10,41 francs après avoir ouvert en baisse de près de 3%, pendant que l'indice européen des valeurs bancaires progresse de 2,78%.

UBS a nommé Sergio Ermotti, responsable pour l'Europe, le Proche-Orient et l'Afrique, afin de succéder à Oswald Grübel, un ancien trader âgé de 67 ans venu du Crédit Suisse, qui avait été nommé à la tête d'UBS en 2009 pour essayer de redresser la banque après sa quasi-faillite en 2008.

Les spéculations ont fleuri après la départ d'Oswald Grübel, certains évoquant des divergences sur la stratégie.

"Oswald Grübel quitte UBS à un moment difficile. Non seulement la nouvelle réglementation va impacter la rentabilité de la banque d'investissement à l'avenir mais il n'est pas encore certain que les clients de la gestion de fortunes gardent leur confiance en la banque en y déposant des fonds dans un climat de secousses dues au courtage et de contrôle des risques insupportable", estime Michael Rohr chez Silvia Quandt Research.

Peter Thorne, analyste chez Helvea, estime pour sa part que le départ d'Oswald Grübel et le redimensionnement de la banque d'investissement doivent être considérés comme des développements positifs.

"Peut-être, la seule surprise est que Sergio Ermotti n'ait pas été nommé définitivement", ajoute-t-il.

Sergio Ermotti, dont Kaspar Villiger a déclaré qu'il pourrait être un bon candidat pour garder le poste à titre permanent, a dit lors d'une visioconférence avec des journalistes qu'UBS allait renforcer ses contrôles en matière de risques au niveau du groupe.

"Nous nous attendons à ce que Sergio Ermotti accélère l'implantation d'une stratégie centrée sur les clients dans la banque d'investissement, se concentre sur l'efficacité des capitaux et améliore rapidement la gestion du risque", explique de son côté Teresa Nielsen, analyste à la banque Vontobel.

UN REDIMENSIONNEMENT DÉLICAT

"C'est un puissant signe qu'UBS va désormais se concentrer sur la gestion de fortunes, avec une banque d'investissement en soutien de ces activités", a estimé un gestionnaire de fonds qui a travaillé avec Oswald Grübel à la banque d'investissement de Credit Suisse.

Le départ de Carsten Kengeter, directeur de la banque d'investissement, était également évoqué mais le président Kaspar Villiger a pris sa défense en louant l'"excellent travail" effectué pour limiter les pertes après la découvertes des transactions non-autorisées.

"Mais ce n'est pas important, car Kaspar Villiger est lui-même sur le départ", a tempéré un courtier basé à Zurich, rappelant que Axel Weber doit lui succéder en avril 2013.

"Grübel n'a pas démissionné, il a été poussé dehors. Cela aurait peut-être été mieux si Casten Kengeter et Maureen Miscovic, la responsable de la gestion du risque, avaient payé pour la fraude découverte", a estimé un gestionnaire de fonds chez UBS.

"Nous ne partageons pas l'enthousiasme des investisseurs pour la réorientation stratégique", explique Dirk Becker chez Kepler Capital Markets, pour qui une telle opération dans la banque d'investissement sera difficile en raison des 17.000 personnes qu'elle emploie et des 135 milliards de francs en actifs risqués.

"La perte pourrait également porter un coup à la confiance des clients et provoquer de nouvelles sorties de fonds dans la gestion de fortunes. Nous restons prudents", a-t-il ajouté.

Jon Peace chez Nomura estime de son côté qu'UBS devrait pouvoir tirer son épingle du jeu. "Nous ne pensons pas que le dégât d'image se traduira par une hémorragie, surtout dans un environnement où ses pairs sont affectés par d'autres problèmes, parfois de nature judiciaire."

Martin de Sa'Pinto et Catherine Bosley, avec Ruppert Pretterklieber et Pascal Schmuck, édité par Robin Bleeker et Jean Décotte

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI