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Marché : Les grandes banques ont proposé plusieurs options pour la grèce

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par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Les grandes banques internationales ont proposé aux dirigeants européens un "menu d'options" pour permettre au plus grand nombre de créanciers privés de participer à un second plan d'aide à la Grèce, a déclaré mardi le président de la Fédération bancaire française (FBF).

Rejoignant la position des banques allemandes, François Pérol, qui est également président de BPCE (Banque populaire-Caisse d'épargne), a également estimé que le projet d'une taxe bancaire pour participer au sauvetage financier de la Grèce n'était pas la solution.

"Nous n'avons cessé depuis un mois de faire des propositions aux gouvernements", a souligné François Pérol lors d'une conférence de presse. "Il y a d'abord eu la proposition des banques françaises. Il y a maintenant un proposition plus large qui émane de l'Ifi (Institut de finance internationale, NDLR) et qui regroupe un menu plus large d'options."

Le président de la FBF n'a toutefois pas voulu donner plus de détails sur ces propositions mais a indiqué que les discussions se poursuivaient alors qu'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro sur la Grèce a lieu jeudi.

Les banques françaises avaient proposé fin juin un rééchelonnement ("rollover") volontaire de la dette grecque mais l'agence de notation Standard & Poor's a jugé que cette proposition reviendrait à un défaut sélectif. ( et )

"Ces propositions (de l'Ifi) sont structurées (...) elles sont sur la table du Conseil des gouvernements européens", a encore dit François Pérol. "Il y a des discussions en cours."

"Ce n'est pas à moi de faire la publicité de ces propositions par voie de presse", a-t-il ajouté.

La FBF a toutefois indiqué que pour obtenir une adhésion la plus large possible des créanciers de la Grèce, il était nécessaire de retenir plusieurs options possibles.

"On nous a indiqué que cette implication du secteur privé devait se faire dans un cadre volontaire", a-t-il rappelé.

"S'il s'agit d'un cadre volontaire, il faut que les investisseurs, en fonction de leurs positions, aient un intérêt à venir aux opérations qui leur sont proposées."

"GUIDER LES MARCHÉS"

A deux jours du sommet des dirigeants européens et alors que les inquiétudes des investisseurs sur une contagion de la crise de la dette à d'autres pays de la zone euro restent vives, les responsables gouvernementaux et les banques peinent toujours à trouver un terrain d'entente sur une nouvelle aide à la Grèce.

Interrogé sur le projet d'une taxe bancaire, François Pérol a jugé qu'une taxe n'était pas la bonne réponse aux problèmes que traverse la Grèce.

"Il ne me semble pas que ce soit la solution pour la Grèce", a fait savoir le président de la FBF.

Pour les banques françaises, il appartient désormais aux responsables politiques de prendre des décisions le plus rapidement possible.

"Il appartient aux autorités européennes de décider ensemble, en parlant d'une seul voix et en parlant une seule fois, ce qu'est leur stratégie (...) pour l'euro", a insisté François Pérol. "Ce n'est pas un sujet technique, c'est un sujet politique."

"Les marchés ont besoin d'être guidés. C'est aux autorités politiques de les guider."

Edité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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