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Marché : Les bourses européennes terminent en baisse

Les bourses européennes terminent en baisseLes bourses européennes terminent en baisse

PARIS (Reuters) - Une croissance chinoise inférieure aux attentes et les inquiétudes sur la situation de l'Espagne ont incité les investisseurs à délaisser les marchés d'actions, l'euro et le pétrole, vendredi. Les Bourses européennes ont signé leur quatrième semaine de baisse.

À Paris, le Cac 40 a fini en repli de 2,47% à 3.189,09 points. Sur une semaine écourtée à quatre séances en raison du lundi de Pâques, les 40 valeurs de l'indice ont en moyenne abandonné 3,94%. L'indice Ibex de la Bourse de Madrid a perdu 3,58% vendredi. À Francfort, le Dax a cédé 2,36% et à Londres, le FTSE a abandonné 1,03%.

L'indice FTSEurofirst 300 a fini en repli de 1,58% à 1.027,73 points. Il a perdu 2,4% sur la semaine. Il s'agit de sa quatrième semaine consécutive de pertes.

La Banque d'Espagne a annoncé que les banques espagnoles, de fait écartées des marchés de financement de gros, avaient emprunté la somme record de 316,3 milliards d'euros auprès de la Banque centrale européenne (BCE) en mars, des données qui ont entraîné une nouvelle poussée des rendements espagnol et italien.

En outre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) chinois du premier trimestre, est ressortie inférieur aux attentes : 8,1% en rythme annuel, soit le moins bon depuis près de trois ans.

Le recul des marchés a été accentué dans l'après-midi par un indicateur du moral des ménages américains légèrement inférieur aux attentes et des déclarations de Klaas Knot, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, qui a dit espérer que la BCE puisse éviter d'avoir à recourir à de nouveaux achats de titres souverains.

"Après la hausse d'hier, les investisseurs sont revenus à la réalité des problèmes de la dette espagnole. Les déclarations de Klaas Knot ont mis de l'huile sur le feu", commente Pierre Barral, gérant de portefeuille chez Convictions AM.

En Europe, les banques, pour la plupart exposées aux pays de la zone euro les plus endettés, ont fini en baisse de plus de 3%.

Les banques américaines JPMorgan et Wells Fargo, qui ont publié leurs résultats, cèdent plus de 2% chacune.

A contre-tendance, L'Oréal a gagné 1,15%. Le groupe de cosmétiques a annoncé une très nette progression de ses ventes.

L'euro est en baisse contre le dollar pour la première fois en trois jours et tombe sous la barre de 1,31 dollar, les cambistes s'inquiétant de la hausse des coûts d'emprunt de l'Espagne.

La monnaie unique se trouve dans le bas de la fourchette de 1,30-1,35 dollar dans laquelle il fluctue depuis janvier et de laquelle il ne devrait pas sortir, estiment les spécialistes.

Avec le retour de l'aversion au risque, les Treasuries américains sont recherchés, le rendement de l'emprunt de référence à dix ans tombant sous la barre des 2%. En revanche, les Bunds allemands sont délaissés.

Le coût d'assurance de la dette espagnole contre un défaut a atteint 500 points de base pour la première fois vendredi en raison des craintes au sujet de la forte exposition du secteur bancaire du pays à la dette souveraine. Les marchés craignent qu'une grande partie des fonds empruntés par les banques espagnoles à la BCE ait été placée en titres de dette souveraine espagnole.

Le rendement de l'emprunt d'Etat espagnol à dix ans a gagné près de 0,10 point de pourcentage à 5,90%.

Les credit default swaps (CDS) à cinq ans sur la dette d'Etat espagnole ont monté à 500 points de base, selon les données de Markit. Cela signifie qu'il en coûte 500.000 dollars par an pour acheter une protection de 10 millions de dollars contre un défaut sur la dette espagnole en utilisant ces contrats à cinq ans.

La Chine étant, derrière les Etats-Unis, le deuxième consommateur mondial de brut, les données moins bonnes que prévu du PIB du pays provoquent, sans surprise, une baisse des cours. En outre, le marché pétrolier pâtit également de la réaffirmation par l'Arabie saoudite de sa volonté de faire baisser les prix de l'or noir.

Danielle Rouquié pour le service français, avec Benoît Van Overstraeten et Juliette Rouillon, édité par Wilfrid Exbrayat

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