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Marché : Les bourses européennes poursuivent leur baisse à mi-séance

Les bourses européennes poursuivent leur baisse à mi-séanceLes bourses européennes poursuivent leur baisse à mi-séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes et l'euro poursuivent leur baisse vendredi et le rendement des obligations européennes leur hausse en l'absence d'un plan de crise jugé crédible de la crise de la dette. A Paris le CAC 40 perdait 0,45% à 2809,22 points vers 12h45 GMT, tandis que Londres et Francfort reculaient respectivement de 0,26% et 0,34%. L'indice paneuropéen Eurofirst 300 baissait de son côté de 0,20%.

Signe que cette crise continue de faire rage, l'Italie a dû servir vendredi un rendement record de 6,5% à six mois lors d'une adjudication de 10 milliards d'euros de papier à court terme, accentuant la pression sur la troisième économie de la zone euro et son nouveau gouvernement.

Face au dollar, l'euro est passé sous la barre de 1,33 dollar, tombant à un plus bas de semaines, et bon nombre d'intervenants pensent que le repli de la monnaie unique est loin d'être terminé.

A l'issue d'un sommet à trois à Strasbourg avec le nouveau président du Conseil italien, Mario Monti, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont confirmé jeudi leur intention de présenter avant le Conseil européen du 9 décembre des propositions de modifications des traités de l'Union mais celles-ci ne porteront pas sur la Banque centrale européenne, alors qu'aux yeux de bon d'investisseurs, la BCE est la seule capable d'intervenir de manière décisive pour endiguer la crise.

"Les politiques n'ont pas le rythme des marchés. Dans ce contexte on déplorera les ratages sur la Grèce, sur le FESF, sur le rôle de la BCE, sur les politiques monétaires et budgétaires ... En revanche on leur attribuera un succès: celui d'avoir cassé la croissance, fait naître le doute et brisé la confiance des chefs d'entreprises et des ménages, d'avoir brisé le redémarrage que nous commencions à observer", a déclaré Franklin Pichard, directeur Barclays Bourse.

"Et avec un petit effort supplémentaire, (la France) perdra son AAA déjà controversé et qualifié à l'étranger de voyageur clandestin de la zone euro."

Notamment en raison du long week-end de Thanksgiving aux Etats-Unis - la séance de Wall Street, restée fermée jeudi, sera écourtée vendredi - le volume des échanges est mince sur les places boursières.

Les futures sur indices de Wall Street signalent une ouverture en baisse.

Les valeurs européennes sont en passe d'inscrire leur neuvième séance de baisse sur dix sessions et devraient accuser leur plus forte baisse hebdomadaire en deux mois, les inquiétudes concernant la santé de l'économie mondiale se rajoutant à celles relatives à la crise de la dette.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 (-0,25%) a perdu quelque 13% depuis la fin octobre.

Les valeurs minières, sensibles aux cycles économiques, subissent les plus fortes baisses, Xstrata et Antofagasta cédant respectivement 1,27% et 2,32%.

L'indice regroupant les valeurs bancaires européennes (-0,95%) est tombé à un creux de deux ans et demi. Il a plongé de près de 25% depuis la fin octobre, les banques étant en première ligne si la crise de la dette n'est pas résolue. A contre-courant, Dexia gagnait 10%, dans la foulée de son rebond de la veille.

Le dollar a atteint un plus haut de sept semaines face à un panier de devises, les investisseurs étant en quête de la liquidité qu'offre le billet vert, qui bénéficie par ailleurs de son statut de valeur refuge.

L'euro a perdu environ 2% contre le dollar sur l'ensemble de la semaine, marquée par une émission de dette allemande jugée désastreuse qui a fait naître les craintes que même Berlin n'était plus à l'abri de la crise.

Le rendement de la dette italienne à deux ans a atteint un nouveau pic depuis la création de l'euro, dépassant les 8%, après une adjudication d'emprunts italiens à court terme qui a vu Rome servir un rendement record.

Le rendement italien à deux ans a touché 8,03%, en hausse de 40 pdb sur la séance, malgré le fait que la Banque centrale européenne (BCE) soit intervenue sur le marché secondaire pour racheter des obligations italiennes et espagnoles, selon des traders.

Dans le même temps, la prime pour détenir de la dette belge à 10 ans plutôt que du papier allemand de même échéance a atteint un plus haut depuis au moins 2008 à 368 points de base (pdb).

Les Bunds allemands n'échappent au mouvement de vente et les CDS à cinq ans sur l'Allemagne ont atteint un plus haut depuis la création de la zone euro.

Les cours de pétrole reculaient de pair avec l'euro et Bourses européennes en raison des craintes de voir la crise de la dette peser avoir comme conséquences une baisse de la demande d'or noir.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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