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Marché : Les bourses européennes finissent dans le rouge

Les bourses européennes finissent dans le rougeLes bourses européennes finissent dans le rouge

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse mercredi, et l'euro a touché un nouveau plus bas de près de deux ans, sur les craintes que le sommet européen informel prévu dans la soirée n'apporte aucune mesure concrète pour résoudre la crise des dettes souveraines en zone euro et éviter une sortie de la Grèce de l'Union monétaire.

En Europe, les marchés d'actions ont effacé leur rebond des deux derniers jours. À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 2,62% (-80,82 points) à 3.003,27 points. Le Footsie britannique a cédé 2,53% et le Dax allemand 2,33%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 reculait de 2,18%.

L'avenir de la Grèce au sein de la zone euro, et le risque de contagion qui en découle, continuait d'inquiéter particulièrement les investisseurs. Le comité de préparation de l'Eurogroupe a demandé aux gouvernements de la zone euro de préparer chacun de leur côté un plan d'urgence dans l'éventualité d'un abandon de la monnaie unique par la Grèce, a-t-on appris mercredi de trois responsables de la zone, même si la France a affirmé pour sa part se refuser à envisager un tel scénario.

Lors du sommet à Bruxelles, les dirigeants européens vont également essayer de concilier croissance et rigueur budgétaire. François Hollande va tenter de convaincre ses partenaires européens, Angela Merkel en tête, d'ouvrir la porte au lancement à terme d'euro-obligations pour mutualiser la dette et relancer la croissance dans l'Union européenne. Mais le président français risque de se heurter à une forte opposition allemande.

"Les investisseurs vont vendre jusqu'à ce que les autorités fassent quelque chose pour mettre fin aux incertitudes", a commenté Adrian Redmond, trader chez JN Financial.

La publication d'indicateurs américains sur l'immobilier meilleurs que prévu n'a été qu'anecdotique et n'a pas permis d'apaiser les craintes des opérateurs de marché.

Les secteurs cycliques, notamment les produits de base (-3,93%) et l'automobile (-2,6%), ainsi que les bancaires (-2,86%) ont pesé sur la tendance en Europe. ING cède 5,14% et Rio Tinto 4,97%. A Paris, les deux plus fortes baisses du CAC 40 sont signées Crédit Agricole (-6,31%) et ArcelorMittal (-4,96%).

Totalement à contre courant du marché, Carrefour a pris 3,41% alors que Crédit suisse a relevé sa recommandation sur le titre de "sous-performance" à "surperformance" et ajouté le titre à sa liste de valeurs préférées, avec un objectif de cours à 17,50 euros.

L'euro est passé mercredi sous la barre de 1,26 dollar, au plus bas depuis près de deux ans, les cambistes redoutant une sortie de la Grèce de la zone euro.

La devise unique est tombée jusqu'à 1,256 dollar sur la plate-forme EBS, son plus bas depuis juillet 2010.

Parallèlement, le dollar, qui fait office d'actif refuge, a progressé face à un panier de plusieurs devises à un plus haut de 20 mois.

Le future sur Bund allemand a touché un nouveau plus haut historique à 144,13, soutenu par un nouvel accès d'aversion au risque et par le succès de l'adjudication allemande d'emprunt à deux ans, malgré des rendements proches de 0%.

Le rendement de l'emprunt allemand à 10 ans (Bund) reculait vers ses plus bas historiques, à 1,385%. A l'inverse, les rendements des emprunts à 10 ans italien et espagnol se tendaient encore un peu plus.

Les cours du pétrole étaient en forte baisse, le baril de Brent cédant plus de deux dollars pour se rapprocher des 106 dollars.

Les stocks américains de pétrole brut ont augmenté moins fortement que prévu la semaine dernière, a annoncé mercredi l'Agence américaine d'information sur l'énergie

Par ailleurs, l'espoir croissant d'un accord sur le programme nucléaire iranien atténue les craintes de perturbations de l'approvisionnement alors que les inquiétudes face à la crise de la dette euro et au ralentissement de la croissance chinoise pèse sur la demande.

Blandine Hénault pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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